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LAKOU MIZIK ET JOSEPH RAY PRESENTENT LEUR PREMIER SINGLE 'OGOU (PRAN KA MWEN)'

7 Juin 2021 , Rédigé par www.afrocultureblog.com Publié dans #musique, #afroculture, #FR, #lazoumizik, #haiti

LAKOU MIZIK ET JOSEPH RAY PRESENTENT LEUR PREMIER SINGLE 'OGOU (PRAN KA MWEN)'

Le groupe emblématique haïtien Lakou Mizik et le producteur de musique electro Joseph Ray partagent leur premier single Ogou (Pran Ka Mwen), partie intégrale de leur projet vidéo "Leave The Bones". Le morceau est disponible sur toutes les plateformes via Anjunadeep dès maintenant.

Lakou Mizik et Ray présentent en avant-première le premier single de l’album, 'Ogou (Pran Ma Kwen)', nous donnant un aperçu de l'album qui sortira le 6 août. Caractérisé par des cordes vibrantes, des rythmes haïtiens traditionnels et un refrain jubilatoire, « Ogou (Pran Ka Mwen) » est un appel passionné à l’esprit vaudou du fer et de la guerre pour demander sa protection contre la brutalité des batailles quotidiennes de la vie - « Ogou, vous m’avez amené ici, prenez soin de moi. »
Depuis sa création, Lakou Mizik a cherché à redéfinir les conceptions d’Haïti à travers sa musique. Le groupe de neuf musiciens, formé en 2010, est emblématique du melting pot qu’est la culture musicale d’Haïti. La figure de proue de Lakou, Sanba Zao, l’un des dix seuls poètes originaux de Sanba à rester, a joué un rôle central dans le mouvement rasin (racines) d’Haïti des années 1980 qui cherchait à réinventer la musique vaudou haïtienne traditionnelle par une expérimentation radicale avec des instruments modernes. Cet esprit de la riche histoire musicale d’Haïti est aussi celui de Lakou Mizik aujourd’hui; un ensemble multigénérationnel mélangeant les genres qui joue de la musique traditionnelle haïtienne avec une énergie punk et un sens profond de leur héritage. Leave the Bones brosse un portrait musical, un nouvel aperçu d’un pays souvent mécompris. À travers des chants vaudou, des airs de danse Rara et des chansons de protestation contemporaines, le disque transmet l’auditeur au cœur spirituel d’Haïti, un endroit qui reste un mystère pour les étrangers et une source de fierté pour chaque Haïtien. Peu d’albums parviennent à évoquer un temps et un lieu avec un effet aussi surprenant que cet improbable collaboration   entre le groupe haïtien multigénérationnel Lakou Mizik et l’artiste Joseph Ray, lauréat d’un Grammy. Bien que possédant une rythmique  universelle, Leave the Bones est empreint d'une signification et d'une profondeur uniques à Haïti.

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Du soleil couchant aux Champs Elysées!

1 Juin 2021 , Rédigé par Caro Sika Publié dans #patrimoine culturel, #carosika, #afroculture, #FR, #champselysées

Photo crédit: Pascal Blondé

Photo crédit: Pascal Blondé

Cette semaine, dans la rubrique 'Patrimoine Culturel', nous vous invitons à explorer avec nous les origines africaines des Champs Elysées de par des faits anthropologiques et culturels.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, vous avez probablement tous entendu parler de Stonehenge, une des structures mégalithiques les plus célèbres au monde, située en Angleterre. Elle date du IIIème millénaire avant J.C et pour ceux qui aiment l’anthropologie, elle nous renseigne sur l’ancestralité africaine des peuples 'européens'. Je choisis de mettre l’Europe entre guillemets dans ce contexte puisqu'elle est née d'une volonté politique et non d'une séparation continentale puisque, strictement parlant, le territoire qu'on appelle Europe n'est pas un continent au sens propre puisqu'il partage la même surface émergée du globe que l'Asie (souvent référé à mineur) sans frontières naturelles terrestres, telles la mer ou l’océan. Le continent africain est également le continent le plus proche du territoire européen ce qui, bien naturellement, nous renseigne sur les échanges culturels de ces peuples depuis la génèse des temps. À cet effet, une des plus belles découvertes est le site archéologique de Nabta Playa, en Egypte du sud, à environ 1000km de Khartoum, Soudan. Nabta Playa date du 9ème millénaire avant notre ère et on y a découvert les premiers alignements mégalithiques témoignant de la connaissance astronomique des sociétés africaines de l’époque, précédant de 6000 ans Stonehenge ou des sites semblables en Bretagne par exemple. Les mégalithes étaient majoritairement des arrangements funéraires qui renvoient à la continuité et l’éternité et qui nous rendent une belle image de la conception africaine de l’au-delà. Mais de manière plus évidente, c'est la preuve incontestable que ce savoir-faire et la croyance qui l'accompagne ont voyagé et inspiré d'autres civilisations au cours des siècles et millénaires.

Le site de Nabta Playa, Egypte Antique

Le site de Nabta Playa, Egypte Antique

Qu'en est-il des Champs Elysées et quels liens avec l' Afrique?
Quand bien même, l’histoire des mégalithes est fascinante, l’origine des Champs Élysées est époustouflante quant à l’humanité de l’Afrique Antique.

Il fut un temps, à l'époque des premières dynasties égyptiennes où un dicton nous affirme que 'l'habitant de l'Europe était un des fils de Ménès'. Ménès est une appellation grecque pour le 1er pharaon de la période Thinite qui est identifié au pharaon Narmer, le premier à unifier la Haute et Basse Egypte. À cette époque, les pharaons égyptiens exerçaient un pouvoir politique sur une vaste zone géographique et les guerriers des régions administrées allaient combattre pour les dynasties égyptiennes. Ces guerriers, tués au service de l'Egypte et devenus héros sur le champ de bataille, étaient incinérés ou préparés, puis confiés à des fonctionnaires spéciaux, grands maîtres des cérémonies funèbres qui les rapatriaient sur leur terre natale. Les mânes des héros naviguaient alors sur l'océan, « vers les portes du soleil » (soleil couchant) conduites par voie maritime par un haut-fonctionnaire et convoyeur des cendres à leurs demeures finales. En Egypte, ces demeures se nommaient Champs d'Alou. Ils étaient nommés après la plante qui couvrait ces champs, traduit Ely en grec et qui avec le suffixe Sium a donné le nom d'Elysium, d'où Champs Elysées en français. Les champs Elyséens de l'Atlantique, nés du retour des cendres de ceux devenus héros, étaient donc des lieux de sépulture ou actuels cimetières.

Selon  Ch. Hirmenech, dans son essai historique sur les Champs Elysées de l’Antiquité, le haut fonctionnaire qui ramenait les cendres sur les terres natales a des similitudes intéressantes avec Ulysse, (Odusseus) de la mythologie grecque et de son Odyssée à l'image du retour maritime d'après-guerre. Elle suggère également que ce haut fonctionnaire correspondrait au Dis Pater des Celtes Gaulois en opposition au Dispater romain,  qui signifiait ‘Père’ et qui témoignait de leur reconnaissance envers celui qui ramenait pieusement les restes mortels de leurs enfants. Selon Jules César, les Celtes Gaulois se réclamaient d'ailleurs 'd'être issus de Dis Pater' et de la tradition qu'ils disaient tenir des druides de mesurer le temps, non par le nombre des jours mais par celui des nuits à l'instar des peuples africains.
Les cendres de ses héros naviguaient donc vers les villes portuaires telles Lixus (dans l’actuel Maroc), Cadix (en Espagne), la Lusitanie (actuel Portugal), la Bretagne, et aussi l'Irlande et régions voisines (Stonehenge prend alors tout son sens). Pour accéder à l'intérieur des terres et y transporter les cendres, des villes portuaires étaient assignées dans chaque zone pour en assurer le transport terrestre, telle la ville de Lisbonne anciennement Olissipo qui, d'après la tradition populaire, aurait été fondée par Ulysse, ou la ville d’Aiguës-Mortes en France par exemple:

« Aiguës-Mortes, avant l'ère chrétienne, se trouvait sur le bord de la mer, c'est connu ; donc Mortes n'a pas la signification qu'on lui attribue, puisqu'à cet endroit les eaux n'étaient pas mortes ou dormantes dans l'antiquité. D'autre part, le mot Aiguës n'est pas d'origine latine, mais bien d'origine grecque et celtique, dont au contraire s'est formé le latin. Le mot Mortes étant sans application dans le sens que l'on sait, je lui restitue sa véritable signification, en traduisant Aigues-Mortes par eaux des morts ou eaux mortuaires ». CH. Hirmenech, Essai historique sur les Champs Elysées de l'Antiquité

Ce concept de ‘Champs Elysées’ perdurera dans la Grèce Antique mais elle n’en est pas à l’origine. Les Champs Elysées deviendront dans la mythologie grecque le lieu doux et agréable réservé aux héros ainsi qu’aux âmes vertueuses.
Qu'en est-il des Champs Elysées actuels?
Pour ce qui est des Champs Elysées que l’on connait, c’était à la base une zone marécageuse, qui nous rappelle la présence du fleuve ‘Seine’ qui se jette dans la Manche à proximité et nous renvoit aux champs d'Alou du Nil en Egypte Antique. C’est, tout d’abord, Marie de Médicis qui décidera de l’aménager pour prolonger ‘le jardin des tuileries’. Au cours des siècles, l’avenue se verra progressivement évoluée, réaménagée jusqu’à ce qu’elle devienne une des plus illustres attractions touristiques parisiennes. C’est intéressant d’observer que le 15 décembre 1840, le retour des cendres de Napoléon 1er s’effectuera par l’avenue des Champs Elysées, sur un char funèbre, vers les Invalides pour son inhumation devant 100 000 spectateurs. C’était en effet sa volonté d’être inhumé sur les bords de la Seine.

"Je désire que mes cendres reposent sur les bords de la Seine, au milieu de ce peuple français que j'ai tant aimé". Napoléon Bonaparte, Testament de l'Empereur, 16 avril 1821
La pensée africaine de l'au-delà
L’ Afrique, berceau de l’humanité, et sa pensée philosophique a encore beaucoup à nous apprendre et nous avons énormément à nous réapproprier. Le sacré de la vie au cœur des civilisations africaines antiques est remarquable et la notion du repos éternel de l’âme est remplie de dignité et d’émotion. Penser que de hauts fonctionnaires exerçaient la fonction de ramener ceux tombés sur le champ de bataille sur leur terre natale, près de leur famille, nous remplit d’humilité car le voyage n'est pas ce que l'on conçoit de nos jours. La durée du voyage se chiffrait en années et non en semaine et le coût était colossal. Il n'en reste pas moins que le repos de l'âme était crucial et sacré, quitte à traverser le globe. Chez la plupart des africains, cette pratique perdure jusqu’à maintenant et les corps des âmes transposés ou leurs cendres sont souvent rapatriés dans leur pays d’origine pour y regagner leur demeure familiale car comme le dirait le poète et conteur sénégalais Birago Diop « les morts ne sont pas morts ». Les anciens du monde visible et invisible ont toujours leur place parmi nous.

« Dans le lit et sur les rives du Fleuve,
Des Souffles qui se meuvent
Dans le Rocher qui geint et dans l’Herbe qui pleure.
Des Souffles qui demeurent
Dans l’Ombre qui s’éclaire et s’épaissit,
Dans l’Arbre qui frémit, dans le Bois qui gémit
Et dans l’Eau qui coule et dans l’Eau qui dort,
Des Souffles plus forts qui ont pris
Le Souffle des Morts qui ne sont pas morts,
Des Morts qui ne sont pas partis,
Des Morts qui ne sont plus sous la Terre. »

Extrait du Souffle des ancêtres de Birago Diop
Du soleil couchant aux Champs Elysées!
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DEBUT SINGLE 'OGOU (PRAN KA MWEN)'

30 Mai 2021 , Rédigé par www.afrocultureblog.com Publié dans #music, #afroculture, #ENG, #lazoumizik, #haiti

  LAKOU MIZIK AND JOSEPH RAY   SHARE DEBUT SINGLE 'OGOU (PRAN KA MWEN)'  FROM NEWLY ANNOUNCED JOINT ALBUM 'LEAVE THE BONES'

LAKOU MIZIK AND JOSEPH RAY SHARE DEBUT SINGLE 'OGOU (PRAN KA MWEN)' FROM NEWLY ANNOUNCED JOINT ALBUM 'LEAVE THE BONES'

Iconic Haitian Band Lakou Mizik and electronic producer Joseph Ray share the debut single Ogou (Pran Ka Mwen) from their forthcoming project Leave The Bones. The track is available on all platforms via Anjunadeep now. 

 

Lakou Mizik and Ray premiere the album's debut single, 'Ogou (Pran Ma Kwen)', giving a telling look at what's to come. Characterised by vibrant strings, traditional Haitian rhythms and a jubilant chorus, 'Ogou (Pran Ka Mwen)' is an impassioned plea to the Vodou spirit of Iron and War for protection from the brutality of life's daily battles - "Ogou, you brought me here, take care of me." Since its inception, Lakou Mizik has sought to re-define people's conceptions of Haiti through its music. The nine piece band, formed in 2010, is emblematic of the melting pot that is Haiti's musical culture. Lakou's figurehead, Sanba Zao, one of only ten original Sanba poets left, played a central role in Haiti's Rasin (roots) movement of the 1980s which sought to re-imagine traditional Haitian Vodou music through radical experimentation with modern instruments. This spirit of Haiti's rich musical history underpins Lakou Mizik today; a multi-generational genre-blending ensemble that plays traditional Haitian music with a punk energy and a deep sense of their heritage. 

 

Leave the Bones paints a musical portrait, a fresh glimpse of an oft misrepresented country. Through Vodou chants, chest-pounding Rara dance tunes and contemporary protest songs, the record conveys the listener to Haiti's spiritual heart, a place that remains a compelling mystery for foreigners and a source of pride for every Haitian. Few albums manage to evoke a time and place with such startling effect as the unlikely collaboration Leave the Bones (out August 6th), between the multi-generational Haitian band Lakou Mizik, and Grammy-winning electronic music artist Joseph Ray. Leave the Bones is a record that sounds like it could come from nowhere else, and while its rhythms undoubtedly possess a universal danceability, their meaning and depth are also unique to Haiti.

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New single SUBIRA by Siti and the Band

30 Mai 2021 , Rédigé par www.afrocultureblog.com Publié dans #music, #afroculture, #ENG, #subira, #zanzibar

The new sounds from Zanzibar are as fresh as they could be, be it the sparkling Qanun, the vibrant violin or the powerful and bright voice of Siti Amina, let yourself be taken away into a journey to the magical Island!

New single SUBIRA by Siti and the Band

Siti & The Band are releasing their new single and music video for the romantic love song “Subira” on the 28th of May 2021. ”Subira” is the first single from their forthcoming second studio album.

Zanzibar’s music history has been determined by female voices –from Siti Binti Saad to Bi Kidude, they have always been a trajectory for female emancipation and empowerment over the past decades.

Translating the traditional music into the modern times, Siti & The Band beautifully crafts the sounds of the new generation. In “Subira” it molds into unique afro-arab grooves, led by powerful vocals, the sparkling sounds of the Qanun and sweet responses by the Violin.

The message calls for our patience – in relationships and in our personal lives. Siti Aminais, the lead singer of the band is a role model for many young African women, determined to be all they can be.

After touring from East to West and from North to South with their first album “Fusing the Roots”, Siti & The Band utilized the pandemic to get back into the studio and record their second album. The stories and experiences from the Felabration Festival in Nigeria, Visa for Music in Morocco, Capital Nights in Sudan, IOMMA in La Reunion, ACCES in Nairobi and many other places are still alive and keep on influencing their musical journey and creative delivery.

Watch their new music video below and experience the island's magic.

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Author and Self-Love Advocate Tene Edwards

29 Mai 2021 , Rédigé par www.afrocultureblog.com Publié dans #poetry, #author, #afroculture, #teneedwards, #carosika, #2021, #ENG, #queenonamission, #uk

Author and Self-Love Advocate Tene Edwards

For 27-Year-Old Tene Edwards, it all started on Instagram. “I was broken, my heart was aching, and I completely lost myself. I always used to be the girl who smiled regardless of what was happening in my life but after that heartbreak, I just didn’t know how to smile anymore. I remember when I was on my way home from seeing the guy who was really hurting me and my face must have looked so distressed because a stranger said to me “smile. You are beautiful you know. You should smile.” I think this played on my mind during my train journey home and I knew from that moment that I needed to find a way to pick myself up and I can’t remember how long after, but sometime after I began to journal and I found healing in my writing as I faced my emotions.

Tene then decided to share her words with the world and created an account on Instagram called quotepotion which helped her discover that there were many other people experiencing the same emotions as she was. “I built my organic following online using my phone by engaging with people who followed and commented on the inspirational posts of accounts that had larger audiences than mine, this drew them to checking out my page and some following. I did this for hours on end to begin with and found that people were really able to resonate with my words. I then started to search via hashtags that were relevant to my writings and engaged with people there. I also asked the larger accounts to repost my words, some did this for free while other accounts charged”.

I self-published Walk With Wings to begin with as I wanted to give my readers something that they could hold and make their own. I also saw this as an opportunity to monetise my passion of writing and was very keen to do this after reading a ton of self-help books that consistently screamed “do what you love, and you will never work a day in your life”. I wrote the content out on Word and searched for an illustrator, editor and book designer to help me with the layout of the inside of the book on the copyright pages of other books that I liked. I then uploaded the documents onto CreateSpace (now KDP).

Tene contacted The Good Quote to ask if they could share some of her words on their account and before you know it, she was having a meeting with them in Joe & The Juice about Walk With Wings and the rest is history. Walk With Wings has reached the hands of thousands and thousands of people worldwide and Tene’s words have been shared by household names and celebrities including, Kandi Burruss, Wesley Snipes, Dascha Polanco and Khloe Kardashian.

Social media is a powerful place; I practically built my brand on there. Anybody can. I think a lot of people are underutilising it, including myself to be honest when we should really be making the most out of it, being a free platform to advertise. I don’t think advertising can get any easier and cheaper than this.”

Click below to watch one of Tene Edwards latest interview by Gin and Gist:

 

Our cultural mediator, Caro Sika, showcasing Walk with Wings by Tene Edwards:

Author and Self-Love Advocate Tene Edwards
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Awilo Longomba, un artiste qui fédère

30 Avril 2021 , Rédigé par www.afrocultureblog.com Publié dans #awilo longomba, #artiste, #musique, #afroculture, #2021, #patrimoine culturel, #FR, #rdc

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Awilo Longomba est un artiste chanteur et musicien congolais. Il est célèbre autant sur le continent que dans la diaspora et il se produit fréquemment sur la scène internationale. Depuis plus de deux décennies, Awilo Longomba est dans le top 3 des musiciens de la RDC et son style musical a transcendé le soukous, incorporant également l'afro pop et l'afro beat. Sa polyvalence musicale entraîne de nombreux featuring et collaborations avec d'autre artistes africains tels la diva nigériane Yemi Alade avec "Rihanna", « Zoungou remix » avec le guinéen Bebeto, "Enemy Solo" avec les P-Square.
Né le 6 mai 1962 en République démocratique du Congo, il héritera du talent musical de son père, le chanteur Vicky Longomba du Tout Puissant OK Jazz. Avant de commencer une carrière solo, Awilo sera batteur, notamment du groupe Viva La Musica et Loketo entre 1980 et 1994. En 1995, il abandonne la batterie pour le chant, et enregistre Moto Pamba, son premier disque sous son nom. Avec son deuxième album Coupé Bibamba en 1998, sa notoriété s'étend d'Afrique en Europe en passant par l'Amérique. Coupé Bibamba en featuring avec la chanteuse de Kassav Jocelyne Béroard, l'animateur Tutu Kaludji et Alain Mpéla de Wenge BCBG, deviendra son album phare et connaitra un énorme succès, suivi de Kafou Kafou en 2000 — qui gagne un prix au Kora Awards en 2001 (le 3ème en date ayant déjà reçu des awards en 1996 et 1997 pour ses albums précédents). En 2003, il sort Mondongo et en 2008 l'album Super Man, qui reçoit le Best Soukous Entertainer Award en 2009.
En 2016, après un long séjour dans son Kinshasa natal, Awilo sort « Kolo kwanga » où il célèbre la chikwange (manioc), un met congolais apprécié de tous. Dans le clip de cette chanson, il se fait entourer de plusieurs chroniqueurs musicaux de Kinshasa et du célèbre comédien kinois Fiston Saï Saï. 
Awilo Longomba est parmi les rares musiciens congolais à se produire chaque fois en Afrique Occidentale dans des pays comme le Nigeria, le Burkina Faso, le Cap-Vert et autres. C'est un artiste qui fédère et qui attire tout type de public.
Voir ci-dessous Awilo Longomba lors de ses retrouvailles avec la directrice artistique Chantal Loial au Richmix, à Londres.
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Legendary Soul Singer Omar

21 Avril 2021 , Rédigé par www.afrocultureblog.com Publié dans #music, #artist, #omar, #2021, #afroculture, #carosika, #interview, #blacklegacy, #ENG, #uk

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Omar Christopher Lye-Fook, known professionally as Omar, is an internationally acclaimed and exceptional soul singer, songwriter and musician, who has been praised by the likes of  Maxwell, Erykah Badu and Stevie Wonder. Stevie Wonder actually wrote him a song which they recorded together as a duet 15 years later.

Omar was born on 14th October 1968 in London. His father, Byron Lye-Fook was a studio musician and drummer who worked with reggae legends Bob Marley and Horace Andy, as well as the Rolling Stones. At age five, Omar was already learning how to play the drums. During his school years, he completed formal training in piano, trumpet/coronet, and other percussion instruments. He also spent two years at Chetham’s School of Music in Manchester, and the Guildhall School of Music in London. Recording for his father's Kongo label, Omar debuted in 1985 with the single "Mr. Postman" at age 16. He shot to fame in 1991 with his single "There’s Nothing Like This". It reached number 14 in the UK Singles Chart.

In the 1990s, He recorded the albums There's Nothig Like This, Music, For Pleasure and This is Not a Love Song in and towards the end of that decade moved on to major-label RCA. When he parted ways with the label, Omar constructed his own studio and established the record label Blunt Music. He released Sing (If you want it) in 2006. Omar received the Best Neo-soul Act and Outstanding Achievement Awards at the Urban Music Awards, which acknowledges urban music artists around the globe. He was also appointed Member of the Order of the British Empire in 2012. The next year, he released The Man and in 2017 Love In Beats on the Freestyle label, which took three years to make with the collaboration of his baby brother, known professionaly as Scratch Professor (aka Roland). Roland is a Grammy Winning producer, remixer and DJ.

Omar's voice is extra soulful and distinctive although he hated the sound of his voice when he first started performing. He is now described by some as the father of British Neo soul. However, Omar knows no musical boundaries.His influences are wide and varied, including ragga, hip-hop, funk, jazz-pop, rock, and Latin/Caribbean music. 

More recently, before the pandemic, Omar was awarded the Music Honour at the Black Magic Awards 2019 at the Criterion Theatre in the heart of London.

Watch his interview and his word of advice for upcoming artists.

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Michel Pinheiro, de Cotonou à Cuba

18 Avril 2021 , Rédigé par www.afrocultureblog.com Publié dans #artiste, #musique, #2021, #carosika, #michelpinheiro, #africansalsaorchestra, #afroculture, #focusafrica, #patrimoine culturel, #FR, #benin

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Michel Pinheiro, né Cosme Michel Odjougbele Pinheiro, est un compositeur, arrangeur et musicien de salsa d'origine béninoise. Né le 25 septembre à Pobè, dans le Sud du Bénin, Il fait ses débuts au sein d'une chorale de jeunes de sa paroisse et s'initie à la guitare à l'âge de 17 ans.

C’est au prestigieux lycée Behanzin de Porto Novo que sa carrière prend un tournant décisif quand il a l’opportunité de se rendre en Côte d’Ivoire, la plaque tournante de la musique en Afrique de l’Ouest. Il y rencontre le doyen Mamadou Doumbia auprès duquel il perfectionnera son apprentissage et s'initiera au trombone, qui deviendra plus tard son instrument de prédilection.

Sa collaboration avec Mamadou Doumbia porte ses fruits. Michel Pineihro accompagnera quelques années plus tard de grandes stars ivoiriennes comme Nayanka Bell ou Gadji Celi. En 1996, son chemin croise, cette fois-ci, celui d’un jeune reggaeman : Tiken Jah Fakoly. Michel Pinheiro lui suggère alors d’introduire des cuivres dans ses compositions. Une proposition qu’accepte Tiken Jah Fakoly. Michel Pinheiro devient donc le chef d’orchestre des « Djelys », le groupe qui l'accompagnera lors de ses tournées jusqu'en 2012.

Mais le tromboniste est avant tout un salsero. Faire de la salsa équivaut pour lui à se rapproprier une musique née sur le continent, dont la rythmique est inspirée des rythmes vaudou du Bénin.

Le premier album solo de Michel Pinheiro sort en 1999 et s'intitule Espoir. Suivront Agoh (2006), Bénin (2009), ainsi qu'un album hommage à son père spirituel Mamadou Doumbia en 2010.

En 2014, il monte le groupe African Salsa Orchestra avec lequel il continue à se produire sur des scènes internationales. Ils produiront ensemble un album du même nom. Michel Pineihro fait revivre au Bénin et sur le continent la musique de sa jeunesse et de ses aieux.

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Richard Bona, quand le talent s'allie à l'excellence

20 Mars 2021 , Rédigé par www.afrocultureblog.com Publié dans #afroculture, #richard bona, #artiste, #carosika, #musique, #patrimoine culturel, #FR, #cameroun

Richard Bona, quand le talent s'allie à l'excellence
Dans cette édition de la rubrique 'Patrimoine Culturel', un coup de coeur pour Richard Bona, artiste et musicien accompli.

Bona Pinder Yayumaytalolo, alias Richard Bona, est né en 1967 de parents musiciens à Minta, au Cameroun. Il se fait d’abord connaître en tant que bassiste avant de mener une carrière de chanteur auteur-compositeur-interprète par laquelle il fait rayonner sa langue maternelle le douala et son héritage culturel.

Après avoir émigré en Allemagne à 22 ans, il emménage en France afin de suivre des études de musique. Il joue alors dans divers clubs de jazz aux côtés de Jacques Higelin, Didier Lockwood, Manu Dibango ou encore Salif keita.

N'ayant pas obtenu la possibilité de résider en France, il part à la découverte de New-York et choisi de s'y installer en 1995. Il y rencontre le claviériste de Weather Report Joe Zawinul et accèdent à la scène internationale en jouant avec des artistes mondialement réputés tels qu'Herbie Hancock, Chick Corea ou Harry Connick Jr.

Richard Bona sort son premier album solo, Scenes from my life, en 1999, accueillant entre autres en studio le saxophoniste Michael Brecker et le pianiste Jean-Michel Pilc. Les albums Reverence et Munia : suivront en 2001 et 2003, et en 2004 il est récompensé aux Victoires du Jazz. Un an plus tard, sort l’opus Tiki où il invite John Legend, Susheela Raman et le chanteur brésilien Djavan. Cet album se verra nommé aux Grammy Awards. L’album Bona Makes You Sweat et The Ten Shades of Blues sortent en 2008 et 2009 et en 2012, Richard Bona reçoit le Grand prix Jazz de la Sacem. Son album Bonafied est édité en mai 2013 par un label d Universal Music Group


Depuis 2014, Richard Bona travaille avec Quincy Jones et produira d'autres albums dont Heritage en 2016 et Bondeko en 2017. Il apparaitra d'ailleurs dans le documentaire retraçant les 70 ans de carrière de Quincy Jones produit par Netflix en 2017. Richard Bona est également entrepreneur et notamment le propriétaire du club Bonafide à Manhattan et le Nubia en région parisienne.

Cliquez ci-dessous pour visionner son interview avec notre médiatrice culturelle Caro Sika au Jazz Café à Londres.

Richard Bona interviewé par notre médiatrice culturelle Caro Sika

Richard Bona interviewé par notre médiatrice culturelle Caro Sika

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Une reine africaine des temps modernes

12 Mars 2021 , Rédigé par www.afrocultureblog.com Publié dans #patrimoine culturel, #2021, #histoire, #FR, #queendiambi, #carosika, #afroculture, #rdc

Cette semaine, dans la rubrique 'Patrimoine Culturel', découvrez la Reine Diambi Kabatusuila Muata Tshiyoyo de la République démocratique du Congo.

Une reine africaine des temps modernes
Reine Diambi Kabatusuila a été couronnée 'souverain traditionnel' du peuple Bena Tshiyamba du Bakwa Indu de la région centrale du Kasaï, qui fait partie de l’ancien Empire Luba en République démocratique du Congo, le 31 août 2016.
 
Le 3 mars 2019, la reine a été couronnée à Salvador de Bahia, reine mère du peuple bantou du Brésil, diaspora africaine historique où elle a reçu le titre de Grande Mãe do Povo Bantu Bazileiro par le Parlement brésilien en mars 2019.

La reine Diambi est notamment titulaire d’un doctorat en administration publique, d’un doctorat Honoris Causa de philosophie en sciences humaines, d’un poste de professeur en droit international et de l’ordre et d’une maîtrise en psychologie appliquée.

Queen Diambi oeuvre notamment pour la renaissance culturelle de l'Afrique.

Cliquez pour visionner son interview avec notre médiatrice culturelle Caro Sika à Africa Fashion Week London.

Retrouvez également Queen Diambi en images pour le plaisir des enfants. Le cahier d'activité ci-dessous a été conçu par Black History Activity Books.

(Ce livre n'est disponible qu'en version anglaise).

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