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musique

ORGANISATION DU FESTIVAL INTERNATIONAL DE LA MUSIQUE DE OUAGADOUGOU (FESIMO)

16 Juin 2021 , Rédigé par www.afrocultureblog.com Publié dans #2021, #musique, #afroculture, #patrimoine culturel, #thomassankara, #FR, #burkina faso

Le choc des stars en 1986 au Burkina Faso

Le choc des stars en 1986 au Burkina Faso

Le président Thomas Sankara s'était passionné de musique toute sa vie. Le voici ci-dessus en 1986, au Burkina Faso, entouré de la légendaire chanteuse sud-africaine Miriam Makeba et de la chanteuse congolaise Tshala Muana à sa droite ainsi que de la chanteuse malienne Nahawa Doumbia et la chanteuse ivoirienne Nayanka Bell à sa gauche. Cette photo a été prise lors du concert des musiciennes africaines appellé 'choc des Stars'.

Mais Thomas Sankara avait des projets a bien plus grande envergure. Avec Moustapha Thombiano, le fondateur de la 1ère radio libre sur le continent et décédé l'an dernier, ils avaient pour objectif de fonder le FESIMO, l'organisation du Festival International de la musique de Ouagadougou. Cet évènement devait réunir les grands groupes et artistes musiciens de la planète. Dans le spot qui avait déjà été conçu et diffusé, on avait qualifié ce rendez-vous d'audace du siècle, d'un 'Woodstock Africain' pour égayer une jeunesse désemparée.

Nous souhaitons à cette nouvelle génération de reprendre le flambeau.

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LAKOU MIZIK ET JOSEPH RAY PRESENTENT LEUR PREMIER SINGLE 'OGOU (PRAN KA MWEN)'

7 Juin 2021 , Rédigé par www.afrocultureblog.com Publié dans #2021, #musique, #afroculture, #FR, #lazoumizik, #haiti

LAKOU MIZIK ET JOSEPH RAY PRESENTENT LEUR PREMIER SINGLE 'OGOU (PRAN KA MWEN)'

Le groupe emblématique haïtien Lakou Mizik et le producteur de musique electro Joseph Ray partagent leur premier single Ogou (Pran Ka Mwen), partie intégrale de leur projet vidéo "Leave The Bones". Le morceau est disponible sur toutes les plateformes via Anjunadeep dès maintenant.

Lakou Mizik et Ray présentent en avant-première le premier single de l’album, 'Ogou (Pran Ma Kwen)', nous donnant un aperçu de l'album qui sortira le 6 août. Caractérisé par des cordes vibrantes, des rythmes haïtiens traditionnels et un refrain jubilatoire, « Ogou (Pran Ka Mwen) » est un appel passionné à l’esprit vaudou du fer et de la guerre pour demander sa protection contre la brutalité des batailles quotidiennes de la vie - « Ogou, vous m’avez amené ici, prenez soin de moi. »
Depuis sa création, Lakou Mizik a cherché à redéfinir les conceptions d’Haïti à travers sa musique. Le groupe de neuf musiciens, formé en 2010, est emblématique du melting pot qu’est la culture musicale d’Haïti. La figure de proue de Lakou, Sanba Zao, l’un des dix seuls poètes originaux de Sanba à rester, a joué un rôle central dans le mouvement rasin (racines) d’Haïti des années 1980 qui cherchait à réinventer la musique vaudou haïtienne traditionnelle par une expérimentation radicale avec des instruments modernes. Cet esprit de la riche histoire musicale d’Haïti est aussi celui de Lakou Mizik aujourd’hui; un ensemble multigénérationnel mélangeant les genres qui joue de la musique traditionnelle haïtienne avec une énergie punk et un sens profond de leur héritage. Leave the Bones brosse un portrait musical, un nouvel aperçu d’un pays souvent mécompris. À travers des chants vaudou, des airs de danse Rara et des chansons de protestation contemporaines, le disque transmet l’auditeur au cœur spirituel d’Haïti, un endroit qui reste un mystère pour les étrangers et une source de fierté pour chaque Haïtien. Peu d’albums parviennent à évoquer un temps et un lieu avec un effet aussi surprenant que cet improbable collaboration   entre le groupe haïtien multigénérationnel Lakou Mizik et l’artiste Joseph Ray, lauréat d’un Grammy. Bien que possédant une rythmique  universelle, Leave the Bones est empreint d'une signification et d'une profondeur uniques à Haïti.

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Mamadou Diabaté, balafoniste burkinabé

29 Mai 2021 , Rédigé par www.afrocultureblog.com Publié dans #mamadoudiabaté, #afroculture, #carosika, #2021, #FR, #musique, #patrimoine culturel, #burkinafaso

Mamadou Diabaté, balafoniste burkinabé

Mamadou Diabate, né en 1973 au Burkina Faso, est le descendant d'une famille de musiciens Sambla. À l'âge de huit ans, il commence sa formation auprès de balafonistes connus de peuples voisins et remportera son premier prix en 1988 dans le groupe de son père. Depuis ses débuts, Mamadou Diabaté a publié 13 CDs avec ses propres compositions et 2 autres avec de la musique authentique des peuples Sambla et Tusia (tous deux en première mondiale). En 2016, il est fait chevalier de l'ordre national du Burkina Faso et reçoit en 2019, le prix du «Meilleur artiste international» du Burkina Faso.

Mamadou commence sa carrière dès son plus jeune âge, à cinq ans lorsqu'il reçoit des leçons de musique de son père, Penegue Diabate. Son père était un joueur de balafon célèbre, bien au-delà des frontières de la culture Sambla. Mamadou Diabaté persévère dans l'apprentissage du balafon durant son adolescence et remporte le premier prix de la Semaine nationale de la culture (SNC) au Burkina Faso dans le groupe de son père. En 1998, il remporte également le premier prix de la Semaine nationale de la culture (SNC) au Burkina Faso mais cette fois-ci, avec son propre groupe Landaya.

En 2000, il s'installe à Vienne, en Autriche, où il vit jusqu'à maintenant, et fonde en 2006 le groupe "Percussion Mania" avec lequel il tourne et joue à l'international.

En 2011, il remporte le World Music Award autrichien avec son groupe "Percussion Mania" et en 2012, le Grand Prix du "Triangle du Balafon" à Sikasso au Mali. Pour son jeu de balafon, il reçoit également le «Prix Alkaly Camara de la virtuosité».

Dans le cadre de sa vie personnelle, Mamadou Diabaté estime qu'il est important de pouvoir contribuer à l'essor de son pays natal le Burkina Faso et il y a construit une école primaire où les enfants pauvres reçoivent un enseignement gratuit.

Pour en découvrir plus sur l'histoire du Balafon et de la culture Sambla, ainsi que sur le parcours de Mamadou Diabaté, cliquez sur l'interview ci-dessous réalisée au Jazz Café, à Londres, lors de son dernier passage.

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Awilo Longomba, un artiste qui fédère

30 Avril 2021 , Rédigé par www.afrocultureblog.com Publié dans #awilo longomba, #artiste, #musique, #afroculture, #2021, #patrimoine culturel, #FR, #rdc

Photo Source: Web

Photo Source: Web

Awilo Longomba est un artiste chanteur et musicien congolais. Il est célèbre autant sur le continent que dans la diaspora et il se produit fréquemment sur la scène internationale. Depuis plus de deux décennies, Awilo Longomba est dans le top 3 des musiciens de la RDC et son style musical a transcendé le soukous, incorporant également l'afro pop et l'afro beat. Sa polyvalence musicale entraîne de nombreux featuring et collaborations avec d'autre artistes africains tels la diva nigériane Yemi Alade avec "Rihanna", « Zoungou remix » avec le guinéen Bebeto, "Enemy Solo" avec les P-Square.
Né le 6 mai 1962 en République démocratique du Congo, il héritera du talent musical de son père, le chanteur Vicky Longomba du Tout Puissant OK Jazz. Avant de commencer une carrière solo, Awilo sera batteur, notamment du groupe Viva La Musica et Loketo entre 1980 et 1994. En 1995, il abandonne la batterie pour le chant, et enregistre Moto Pamba, son premier disque sous son nom. Avec son deuxième album Coupé Bibamba en 1998, sa notoriété s'étend d'Afrique en Europe en passant par l'Amérique. Coupé Bibamba en featuring avec la chanteuse de Kassav Jocelyne Béroard, l'animateur Tutu Kaludji et Alain Mpéla de Wenge BCBG, deviendra son album phare et connaitra un énorme succès, suivi de Kafou Kafou en 2000 — qui gagne un prix au Kora Awards en 2001 (le 3ème en date ayant déjà reçu des awards en 1996 et 1997 pour ses albums précédents). En 2003, il sort Mondongo et en 2008 l'album Super Man, qui reçoit le Best Soukous Entertainer Award en 2009.
En 2016, après un long séjour dans son Kinshasa natal, Awilo sort « Kolo kwanga » où il célèbre la chikwange (manioc), un met congolais apprécié de tous. Dans le clip de cette chanson, il se fait entourer de plusieurs chroniqueurs musicaux de Kinshasa et du célèbre comédien kinois Fiston Saï Saï. 
Awilo Longomba est parmi les rares musiciens congolais à se produire chaque fois en Afrique Occidentale dans des pays comme le Nigeria, le Burkina Faso, le Cap-Vert et autres. C'est un artiste qui fédère et qui attire tout type de public.
Voir ci-dessous Awilo Longomba lors de ses retrouvailles avec la directrice artistique Chantal Loial au Richmix, à Londres.
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Michel Pinheiro, de Cotonou à Cuba

18 Avril 2021 , Rédigé par www.afrocultureblog.com Publié dans #artiste, #musique, #2021, #carosika, #michelpinheiro, #africansalsaorchestra, #afroculture, #focusafrica, #patrimoine culturel, #FR, #benin

Photo Credit: Web

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Michel Pinheiro, né Cosme Michel Odjougbele Pinheiro, est un compositeur, arrangeur et musicien de salsa d'origine béninoise. Né le 25 septembre à Pobè, dans le Sud du Bénin, Il fait ses débuts au sein d'une chorale de jeunes de sa paroisse et s'initie à la guitare à l'âge de 17 ans.

C’est au prestigieux lycée Behanzin de Porto Novo que sa carrière prend un tournant décisif quand il a l’opportunité de se rendre en Côte d’Ivoire, la plaque tournante de la musique en Afrique de l’Ouest. Il y rencontre le doyen Mamadou Doumbia auprès duquel il perfectionnera son apprentissage et s'initiera au trombone, qui deviendra plus tard son instrument de prédilection.

Sa collaboration avec Mamadou Doumbia porte ses fruits. Michel Pineihro accompagnera quelques années plus tard de grandes stars ivoiriennes comme Nayanka Bell ou Gadji Celi. En 1996, son chemin croise, cette fois-ci, celui d’un jeune reggaeman : Tiken Jah Fakoly. Michel Pinheiro lui suggère alors d’introduire des cuivres dans ses compositions. Une proposition qu’accepte Tiken Jah Fakoly. Michel Pinheiro devient donc le chef d’orchestre des « Djelys », le groupe qui l'accompagnera lors de ses tournées jusqu'en 2012.

Mais le tromboniste est avant tout un salsero. Faire de la salsa équivaut pour lui à se rapproprier une musique née sur le continent, dont la rythmique est inspirée des rythmes vaudou du Bénin.

Le premier album solo de Michel Pinheiro sort en 1999 et s'intitule Espoir. Suivront Agoh (2006), Bénin (2009), ainsi qu'un album hommage à son père spirituel Mamadou Doumbia en 2010.

En 2014, il monte le groupe African Salsa Orchestra avec lequel il continue à se produire sur des scènes internationales. Ils produiront ensemble un album du même nom. Michel Pineihro fait revivre au Bénin et sur le continent la musique de sa jeunesse et de ses aieux.

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Richard Bona, quand le talent s'allie à l'excellence

20 Mars 2021 , Rédigé par www.afrocultureblog.com Publié dans #afroculture, #richard bona, #artiste, #carosika, #musique, #patrimoine culturel, #FR, #cameroun

Richard Bona, quand le talent s'allie à l'excellence
Dans cette édition de la rubrique 'Patrimoine Culturel', un coup de coeur pour Richard Bona, artiste et musicien accompli.

Bona Pinder Yayumaytalolo, alias Richard Bona, est né en 1967 de parents musiciens à Minta, au Cameroun. Il se fait d’abord connaître en tant que bassiste avant de mener une carrière de chanteur auteur-compositeur-interprète par laquelle il fait rayonner sa langue maternelle le douala et son héritage culturel.

Après avoir émigré en Allemagne à 22 ans, il emménage en France afin de suivre des études de musique. Il joue alors dans divers clubs de jazz aux côtés de Jacques Higelin, Didier Lockwood, Manu Dibango ou encore Salif keita.

N'ayant pas obtenu la possibilité de résider en France, il part à la découverte de New-York et choisi de s'y installer en 1995. Il y rencontre le claviériste de Weather Report Joe Zawinul et accèdent à la scène internationale en jouant avec des artistes mondialement réputés tels qu'Herbie Hancock, Chick Corea ou Harry Connick Jr.

Richard Bona sort son premier album solo, Scenes from my life, en 1999, accueillant entre autres en studio le saxophoniste Michael Brecker et le pianiste Jean-Michel Pilc. Les albums Reverence et Munia : suivront en 2001 et 2003, et en 2004 il est récompensé aux Victoires du Jazz. Un an plus tard, sort l’opus Tiki où il invite John Legend, Susheela Raman et le chanteur brésilien Djavan. Cet album se verra nommé aux Grammy Awards. L’album Bona Makes You Sweat et The Ten Shades of Blues sortent en 2008 et 2009 et en 2012, Richard Bona reçoit le Grand prix Jazz de la Sacem. Son album Bonafied est édité en mai 2013 par un label d Universal Music Group


Depuis 2014, Richard Bona travaille avec Quincy Jones et produira d'autres albums dont Heritage en 2016 et Bondeko en 2017. Il apparaitra d'ailleurs dans le documentaire retraçant les 70 ans de carrière de Quincy Jones produit par Netflix en 2017. Richard Bona est également entrepreneur et notamment le propriétaire du club Bonafide à Manhattan et le Nubia en région parisienne.

Cliquez ci-dessous pour visionner son interview avec notre médiatrice culturelle Caro Sika au Jazz Café à Londres.

Richard Bona interviewé par notre médiatrice culturelle Caro Sika

Richard Bona interviewé par notre médiatrice culturelle Caro Sika

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Découvrez Les Amazones d'Afrique, une force musicale féminine et panafricaine

25 Janvier 2020 , Rédigé par www.afrocultureblog.com Publié dans #musique, #artiste, #afroculture, #2020, #FR, #lesamazonesdafrique

Découvrez Les Amazones d'Afrique, une force musicale féminine et panafricaine

LES AMAZONES D’AFRIQUE - AMAZONES POWER

Une force créative qui réunit des voix internationales,des harmonies douces et puissantes qui défendent les droits des femmes et des jeunes filles,une fusion de talents et de générations...

Les racines de ce ‘super-groupe’ féminin panafricain remontent à 2014, quand trois stars de la musique et activistes du changement social maliennesMamani Keita, Oumou Sangare et Mariam Doumbia (également membre du duo légendaire Amadou & Mariam) entament une conversation sur l’égalité des sexes avec Valérie Malot (directrice de l’agence de booking/créative3D Family). «Nous nous sommes rendu compte que la répression des femmes, sur le continent et à travers le monde, était quelque chose qui touchait vraiment toutes les femmes, se rappelle Valérie Malot .Ce n’est pas une question de couleur ou de culture. C’est quelque chose de générique. Toutes les femmes peuvent s’y reconnaître.»

Des vérités universelles et un désir commun d’égalité sont à l’origine de la formation des Amazones: un collectif dont le nom rend hommage aux générations de guerrières courageuses et fières (ainsi qu’au groupe féminin avant-gardiste des années 60, Les Amazones de Guinée). Les Amazones d’Afrique ont également montré qu’elles ne craignaient pas de se confronter à des sujets qui restent un problème non seulement sur le continent africain, mais aussi à travers le monde. Leur premier album, "République Amazone" sorti en 2017, rencontre un franc succès. Il voit la participation d'artiste telle qu'Angélique Kidjo et figurera dans la playlist 2017 de Barack Obama.

Avec la sortie de leur deuxième album cette semaine, derrière ses influences traditionnelles enivrantes et ses grooves électroniques, le groupe aborde sans concessions des thèmes difficiles comme la misogynie et la violence, l’identité sexuelle, le mariage forcé et la pratique barbare des MGF (mutilations génitales féminines,ou ‘excision’). 

Le son de l’album est également visionnaire, très riche mélodiquementet surtout très varié, mêlant des styles panafricains et des harmonies collaboratives à un son pop cru et contemporain, et à la production type Congotronix du légendaire Doctor L (alias Liam Farrell), qui a mixé et masterisé le disque à Dakar et Paris .Keita, déjà présente à l’origine du groupe, continue son voyage avec Les Amazones sur Amazones Power, prêtant sa voix magnifiquement fougueuse à plusieurs morceaux, dont Love (qui proclame que «La femme mérite le respect»), Smooth, Timbuktu et Dogon. Le nouvel album du groupe voit aussi le retour très apprécié de Rokia Kone, la «Rose de Bamako», qui apporte sa soul glorieuse et son regard décalé sur des morceaux mémorables, comme le très inspirant Queens un appel à la solidarité avec les épouses qui sont forcées de supporter en silence la cruauté de leurs nouveaux mariset beaux-parents. Et cette fois, le cercle des Amazones s’agrandit encore, ralliant de nouvelles voix et stars montantes d’Afrique, comme la chanteuse béninoise Fafa Ruffino, dont le registre vocal crée des ponts entre l’influence musicale de sa grand-mère ghanéenne, le gospel, la soul, et des styles culturels couvrant le Nigeria et le Burkina-Faso. Fafa Ruffino a tout de suite compris l’intérêt de rejoindre Les Amazones: «La première chose, c’était le concept, dit-elle. Je veux dire, demander à différentes chanteuses de faire équipe et de lutter pour les droits des femmes en utilisant la musique comme force ultime, c’est fantastique. Je n’ai pas hésité une seconde, parce que j’ai senti que c’était le devoir qui m’appelait, et même plus que ça...« Nous venons de pays différents, et pourtant nous rencontrons les mêmes difficultés dans nos villes natales. On a besoin de montrer au monde qu’il n’y a pas de frontières quand il s’agit de se battre pour nos droits... C’était comme si l’univers nous avait réunies. On se battait seules, et quelque chose a poussé nos énergies à se rencontrer.»

Les chansons des Amazones s’adressent aux frères et aux sœurs, aux parents, aux enfants, et aux sociétés au sens large. Elles puisent souvent profondément dans les expériences personnelles, tout en donnant une voix vitale aux femmes injustement ignorées. En tant que plus jeune nouvelle recrue du groupe, la musicienne, danseuse et artiste Niariu explique : « Pour moi en particulier, le plus grand message serait de dire qu’il y a des voix qui doivent vraiment être entendueset on doit faire de la place pour toutes les femmes, pour qu’elles puissent s’exprimer et participer aux solutions. Le féminisme ne doit pas être qu’une question d’égalité des sexes dans les pays occidentaux, alors que beaucoup de femmes n’ont toujours pas accès aux droits humains les plus élémentaires. Si nous ne sommes pas toutes libres, alors certaines passent du côté des oppresseurs tandis que les autres restent opprimées." «Ce projet s’appelle Les Amazones d’Afrique, mais je pense qu’il ne faut vraiment pas nous mettre dans une case. Les gens doivent commencer à réaliser que le continent africain a une place importante dans le monde. Tout est international dans ce projet: les personnes qui ont travaillé dessus, les langues et les sons que nous utilisons, le message qu’on fait passer... et j’espère que les gens accueilleront ce projet comme un tout.»

Le refrain enjoué de Niariu «Together we must stand/ Together we must end this» (Nous devons résister ensemble / mettre fin à ça ensemble)vient illuminer l’énergique et funky Heavy, premier titre et premier single de l’album. Sur d’autres morceaux, parmi la brillante diversité des voix exubérantes qui se côtoient, on retrouve la star de rap malienne Ami Yerewolo, la chanteuse algérienne Nacera Ouali Mesbah (connue entre autres pour s’être attaquée au répertoire chaâbi traditionnellement masculin, et qui délivre ici en arabe les paroles incendiaires de Rebels«We want to live free, live in peace... The path is certainly long, but we will succeed» (On veut vivre libres, vivre en paix... Le chemin est certainement long, mais on y arrivera)), et la chanteuse ivoirienne Kandy Guira, qui apporte de la beauté et de l’intensité à la chanson Sisters. Sur Power, le très puissant dernier morceau de l’album, un collectif multi-générationnel de 16 chanteuses et chanteurs d’Afrique, d’Europe et d’Amérique du Sud annoncent l’aube d’un futur collaboratif et dans lequel existe une réelle égalité.« La fusion musicale qu’on trouve dans cet album est unique en son genre, s’enthousiasme Niariu. Nous sommes des chanteuses avec des voix différentes et avec chacune notre propre style. On chante dans de nombreuses langues, aussi. Je pense que le défi était de sortir de notre zone de confort en écrivant sur des instrumentaux auxquels nous n’étions pas forcément habituéespar exemple des fusions d’électro, de sons traditionnels africains, d’éléments reggae et hip-hop et d’y apporter un message, une mélodie, un langage qui nous ressemble. Je pense que c’est ce qui permet à notre projet de transcender les cultures,les générations et les parcours. Ce n’est pas juste des mots ou juste des sons, c’est une expérience plus profonde.»

Les Amazones ont toujours été inclusives dans leur esprit d’empowerment, mais, pour la première fois, elles invitent également de jeunes chanteursen l’occurrence, Douranne (Boy) Fall et Magueye Diouk (Jon Grace) du groupe parisien Nyoko Bokbae, dont l’expression magnifie le son de la diaspora du 21ème siècle, et qui s’associe à Niariu (tout en célébrant leurs propres aînées) sur Heavy.

Découvrez le titre Heavy et continuez à lire ci-dessous pour plus d'infos

 

Comme l’explique Fafa Ruffino, c’est une évolution naturelle :«Les nouvelles générations se soulèvent contre les traditions, et particulièrement en Afrique. Donc il y a beaucoup de jeunes hommes dans les associations de droits des femmes, qui font du porte-à-porte pour informer les plus jeunes. Et donc c’est tout à fait juste de les intégrer parmi nous. Le groupe Nyoko Bokbae est incroyable; leurs messages sont puissants et dynamisants.»

Et l’album Amazones Power porte évidemment bien son nom : « Le Pouvoir, c’est vraiment tout, dit Fafa Ruffino en insistant bien sur les mots. Nous nous réunissons toutes pour changer les règles établies depuis des siècles. Les femmes prennent le contrôle du monde, vous savez! Avec cet album, on casse les codes, en parlant des violences faites aux femmes et aux jeunes filles, des mutilations génitales, des mariages forcés, de l’égalité des sexes. Nous voulons que nos sœurs et nos mères comprennent que c’est à nous de décider de ce qui nous rend heureuses et accomplies.» «Les générations plus anciennes de femmes ont fait de leur mieux pour survivre et changer les choses, en faisant en sorte que les générations suivantes auraient encore plus d’outils pour évoluer en tant que femmes, ajoute Niariu. Maintenant, les nouvelles générations refusent d’être sacrifiées, elles sont là pour rompre le cycle de souffrance et d’image de la femme forte qui ne doit rien dire et supporter tous les fardeaux. Nous sommes extraordinaires et puissantes, et chaque fois que la société essayera de nous dire le contraire, on se fera entendre clairement et on ne s’excusera plus. C’est une manière de dire que nous avons le pouvoir en nous. Quand nous en serons pleinement conscientes, des transformations profondes pourront se faire.»

Ecoutez ci-dessous le titre "Power" de leur nouvel album qui dénonce nombre de violences faites aux femmes jusqu'à ce jour et continuez à lire ci-dessous pour les dates de leur tournée. Elles seront au Jazz Café le mercredi 29 janvier au Jazz Café à Londres où elles rencontreront notre équipe.

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AFRO BEAT projet cinématographique du cinéaste Ne Kunda Nlaba

11 Juin 2018 , Rédigé par Caro Sika Publié dans #cinema, #carosika, #danse, #musique, #ujamaa, #afroculture, #2018, #nekundanlaba, #FR

bande annonce AFRO BEAT

Ne Kunda Nlaba, cinéaste congolais, me parle de son parcours en tant que cinéaste lors d'une pause café à Brixton Lounge. Alors qu’il évolue depuis son plus jeune âge dans le milieu du théâtre, de la musique et de la danse et qu’il est conscient des ses talents artistiques depuis l’école, c’est en 2007 qu’il choisit de se focaliser sur le cinéma. Selon lui, le cinéma est la mise en commun de tous les arts. En effet, en réalisant un film, plusieurs éléments sont associés tels que la musique, la danse, la photographie, l’interprétation et autres. Pourtant, son expérience à Kinshasa était que « la créativité était là mais il y avait peu de moyens ». Les créatifs africains étaient confrontés au fait que bien que riche d’idées, les investisseurs ne soutenaient pas financièrement les projets cinématographiques.

Ne Kunda observe qu’il y a un profond travail de valorisation du cinéma africain qui est nécessaire afin de faire comprendre la valeur du film en tant qu’art et industrie ce qui pourrait favoriser son développement. Selon lui, il est nécessaire de changer le paradigme car depuis que le cinéma existe en Afrique, les sources de financement venaient quasi exclusivement de l’Europe et les cinéastes s’appuyaient uniquement sur ces subventions pour mener à bien un projet. Cette culture doit changer d’où l’utilité d’inciter les investisseurs africains à investir dans leurs propres films et de leur proposer des modèles économiques différents en vue de tirer un profit.

 C’est donc un an après son arrivée à Londres que Ne Kunda Nlaba aura l’opportunité de réaliser son 1er court métrage. Voir ci-dessous pour la filmographie complète de Ne Kunda Nlaba:

1. « The Next » (2009), court métrage

2. « The Steel Pan » (2010) documentaire

3. « Living Without Living » (2011) documentaire de 16 min

4. « Chérie Bondowe » (2012), son premier long-métrage de fiction

5. « Abeti Masikini : Le Combat d’une Femme » (2015) film documentaire

6. « Kimpa Vita: La Mère de la Révolution Africaine » (2016) film documentaire

Artiste engagé, Ne Kunda Nlaba s’inspire souvent de faits qui le touchent de près comme par exemple le documentaire Living without Living qui parle des réfugiés congolais en attente de régularisation de séjour en Angleterre ou Kimpa Vita, grand personnage occulté de la résistance Kongolaise à l’invasion occidentale et au colonialisme. Il en dira « à travers ce film documentaire, je veux retracer la vie de la mère de la révolution africaine « Kimpa Vita » en faisant découvrir sa lutte, son combat pour la liberté, la restauration du royaume Kongo et la lutte contre l’esclavage, le massacre et les déportations du peuple Kongo… » Ne Kunda est un cinéaste qui veut apporter le vent du changement et il estime que c’est un des rôles de l’art.

Pour plus d'infos sur le projet Afro Beat, continuez à lire ci-dessous:

Son nouveau projet « Afro Beat » est un long-métrage de fiction en pré-production dans lequel Ne Kunda Nlaba est producteur, réalisateur et scénariste. Avec Afro Beat, Ne Kunda désirait travailler sur un projet représentatif de la diaspora africaine en Angleterre. L’afrobeat est un genre musical qui prend de l’ampleur au niveau de l’industrie musicale et qui est en phase avec un public plus jeune. Par ce biais, Ne Kunda apporte un message concernant le racisme, la discrimination, les difficultés auxquelles les communautés minoritaires peuvent faire face pour trouver un emploi à la hauteur de leurs qualifications ou ambitions, faute desquelles elles se redirigent dans d’autres domaines pour survivre. Et telle est l’intrigue du film. Mala, diplômé de droit se destine à une carrière d’avocat mais se réorientera vers la danse et la chorégraphie pour gagner sa vie. En empruntant de l’argent à Cahsman pour démarrer son affaire, il se verra confronter à des situations impossibles orchestrées par ce dernier afin de le contraindre à devenir un dealer de drogue. Sa seule issue : gagner une grande compétition d’afrobeat afin de rembourser Cashman.

Ne Kunda Nlaba nous invite à prendre part et contribuer à ce projet par le biais d’un financement participatif. Afrobeat fait partie des films à représentation positive de la communauté afro et qui met à contribution de jeunes acteurs talentueux. L’objectif de la campagne de crowdfunding est de pouvoir réunir £30,000, ce qui n'est même pas un quart du budget du film qui se chiffre à £100 000.

Pour plus d’infos, voir le lien du Crowdfunding ci-dessous.

Ne Kunda Nlaba et Caro Sika

Ne Kunda Nlaba et Caro Sika

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Superbe et lumineuse, Angelique Kidjo lance son nouvel album Remain in Light au Royal Festival Hall

9 Juin 2018 , Rédigé par Caro Sika Publié dans #carosika, #artiste, #musique, #afroculture, #2018, #angeliquekidjo, #FR

Superbe et lumineuse, Angelique Kidjo lance son nouvel album Remain in Light au Royal Festival Hall

Tout juste de retour de la performance d'Angelique Kidjo's au Royal Albert Hall à Southbank, Londres. Angelique Kidjo est en feu et bien évidemment tous ses musiciens. Elle a une énergie incroyable et une telle présence sur scène, c'est à en couper le souffle ! ! ! !

Son interprétation de Talking Heads- Remain in Light est un succès total. Rythmé, associant le rock, l'Afrobeat, le jazz, j'ai particulièrement aimé la performance d'Angelique Kidjo "The Great Curve" et son accent sur la nécessité de prendre soin de la Terre mère et des femmes, les gardiennes de la vie. Le concert était électrique, Angélique Kidjo était totalement au contrôle, énérgique et lumineuse, et nous invitait à nous lever, nous asseoir, nous lever, nous asseoir jusqu'à ce qu'elle invite son public à assaillir la scène et la rejoindre sur les sons des percussions. Y-suis je allée ? Bien évidemment, environ 40 d'entre nous ont rejoint les musiciens et la diva elle-même sur scène. Des moments de joie pure tout juste inoubliables. C'était l'objectif d'Angélique Kidjo que nous quittions tous le concert motivés, inspirés et elle réussit, sans équivoque, à le faire.


Son interprétation légendaire de Mama Africa pour laquelle le public a rejoint les chœurs était aussi explosive que les toutes les fois précédentes.


Continuer à lire ci-dessous pour plus d'infos sur l'aftershow et la fondation d' Angelique Kidjo Batonga

Angélique Kidjo, pour moi, c'est une légende ; mon père est également originaire du Bénin et quand je la vois, elle n'est rien de moins qu'une tante à mes yeux. En grandissant en région parisienne dans les années 90, nous avions beaucoup d'idoles Afro Américaines mais nous n'avions pas beaucoup d'artistes africains fiers de leurs origines. Angélique Kidjo, elle, se distinguait. J'admirais le fait que la plupart de son répertoire était en Fon et Yoruba, ainsi qu'en français, anglais et portugais. Dans ses clips vidéo, les symboles et l'imagerie de l'Afrique étaient toujours présents dans tout ce qu'elle faisait. Angélique Kidjo présente l'Afrique comme son inspiration majeure et à l'origine de différentes cultures et genre de musique.


Angélique Kidjo est une ambassadrice de l'Afrique. Une femme africaine qui modèle comment nous comporter avec dignité en tant qu'africains et afro-descendants. Je tenais donc vraiment à la rencontrer et à l'interviewer afin de relayer ses conseils à nos jeunes artistes sur le continent qui aspirent à une carrière artistique.  J'ai donc été vraiment privilégié d'avoir un pass pour son aftershow et d'être en mesure de l'écouter parler du travail de sa fondation Batonga après avoir rencontré ses musiciens dans les coulisses, des musiciens de djembe et percussions foudroyants, saxophonistes, trombonistes, trompettistes.


Continuer à lire ci-dessous pour en savoir plus sur le travail de la fondation d'Angélique Kidjo Batonga

Les musiciens de Djembé d'Angélique Kidjo

Les musiciens de Djembé d'Angélique Kidjo

Michael Joussein, tromboniste et autres musiciens d'Angélique Kidjo

Michael Joussein, tromboniste et autres musiciens d'Angélique Kidjo

Cependant, Angélique Kidjo apporte bien plus au monde que sa musique, bien qu'elle concède que " la musique est mon arme pour la paix ". Elle est aussi la voix de ceux qui n'en ont pas. En 2015, elle obtient un Grammy Awards pour son album Eve, un album dédié aux femmes de l'Afrique, à leur résilience et à leur beauté mettant en scène 100 femmes africaines qui chante en langues africaines.


Par conséquent, après une telle performance, Angélique Kidjo choisit naturellement d'exposer, dans le cadre intime de l'aftershow regroupant une trentaine de personnes, sur sa fondation Batonga. Elle nous incite à faire le bien sur scène et semer la vie. Dans les coulisses, elle parlera des jeunes filles africaines qu'elle soutient sans relâche dans divers pays de l'Afrique comme le Mali, le Bénin, la Sierra Leone et plus...Le slogan de la fondation est d'ailleurs "transformons l'Afrique une fille à la fois"

voir le lien ci-dessous pour plus d'infos sur la Fondation Batonga. Continuer à lire ci-dessous pour plus d'information sur les travaux d'Angélique Kidjo comme ambassadrice de bonne volonté de l'UNICEF

Angélique Kidjo évoquera les premiers jours de sa fondation en 2007, quant en dépit de toute l'opposition à laquelle elle fait face, elle est déterminée à changer la donne des jeunes filles africaines.
Elle commencera par munir les jeunes filles d'une bourse, afin qu'elles accèdent à l'enseignement secondaire et Angélique Kidjo travaillera également avec des ONG sur le terrain afin d'identifier et pallier aux causes de l'abandon scolaire précoce. Angelique Kidjo voit l'enseignement secondaire comme la meilleure arme pour s'assurer que ces jeunes filles ne seront pas victimes d'un mariage d'enfants, de grossesses précoces ou l'objet de mutiliation génitale. Elle permet à ces jeunes filles d'être un second souffle dans leur communauté, leur pays et dans le monde. Les hommes et les garçons ont aussi leur part à jouer pour changer la vision de la femme en Afrique et pour s'assurer qu'elle ne soit pas objectifiée. C'est pourquoi en tant qu'ambassadrice de bonne volonté pour l'Unicef, Angélique Kidjo acceptera de soutenir le projet "Non au mariage des enfants" en 2017, tant qu' hommes et femmes artistes seront impliqués et chanteront dans toutes les langues locales du Bénin afin que le message de la chanson puisse atteindre le peuple et non uniquement les élites.

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Angelique Kidjo est déterminée à habiliter ces jeunes femmes à choisir leur destin afin qu'elles puissent réinvestir dans leur famille, la communauté et augmenter le PIB du pays et de l'Afrique à l'échelle mondiale.


Alors qu'Angelique Kidjo réinvente 'Remain in Light", elle nous apporte de l'espoir et nous inspire à notre tour, à briller autour de nous et surtout pour l'Afrique.

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Boubacar Kafando et son groupe Zaama Nooma au festival Focus Africa 2018

6 Juin 2018 , Rédigé par Caro Sika Publié dans #carosika, #festival, #musique, #artiste, #ujamaa, #afroculture, #2018, #focusafrica, #FR

Boubacar Kafando et Zaama Nooma au festival Focus Africa à Londres

Boubacar Kafando et Zaama Nooma au festival Focus Africa à Londres

Pendant que Boubacar Kafando, un virtuose du N'goni et de la Kora, artiste, compositeur, interprète et et le leader du groupe Zaama Nooma, est en train de terminer les balances pour le concert "Focus Africa" dans une heure de temps, je suis présentée à Joel Kabore, l'un des cinq principaux musiciens du groupe. Joel joue du djembé et Tama et est également du Burkina Faso comme l'est Boubacar. Son amitié et relation musicale avec Boubacar ne date pas d'hier; ils se connaissent depuis plus de 20 ans. Pour ce qui est du groupe Zaama Nooma, il est soigneusement constitué par Boubacar Kafando en 2010.

Joel Kabore me révèle que le nom du groupe signifie "unis nous sommes plus forts" dans la langue Mooré, qui est la langue dominante du Burkina Faso. Le Burkina Faso en Afrique de l'Ouest, qui signifie "Le pays des hommes intègres",  compte environ 70 langues différentes ce qui en fait un pays multiculturel, comme de nombreuses nations africaines. L'humanité de Boubacar Kafando et son groupe Zaama Nooma et leur recherche d'harmonie se traduisent dans leur amour pour la musique ; et l'expression de leur musique est d'encourager tout un chacun à vivre en harmonie avec son prochain. Ils adressent aussi le besoin de justice sociale et les inégalités ou injustices qu'ils voient autour d'eux. Naturellement, il est parfaitement logique que le dernier album de Boubacar Kafando, sorti en 2016, s'appelle "faut pas se diviser".


Pour plus d'info sur Zaama Nooma, Afrobeat band, cliquez le lien ci-dessous :

https://www.boubacarkafando.com/bio-eng

Continuez au bas de la page pour plus d'infos sur l'association Zaama Nooma et son centre culturel au Burkina Faso

Boubacar Kafando qui finit ses balances avant le concert

Boubacar Kafando qui finit ses balances avant le concert

Joel Kabore au Tama

Joel Kabore au Tama

Leur projet musical est, toutefois, bien au-delà de l'industrie de la musique seule. Zaama Nooma est aussi le nom de l'association que Boubacar Kafando a fondée en 2007 dans le but de transmettre l'héritage musical du Burkina Faso et de l'Afrique subsaharienne à sa jeunesse. Elle y veille, à travers différentes actions telles que des ateliers de musique (djembé, Kora), des concerts, des activités éducatives telles que la réparation et la fabrication d'instruments et la recherche et la préservation des instruments en voie de disparition.


Plus tard, en parlant à Boubacar Kafando, il m'est évident que sa passion et son engagement pour la musique et son patrimoine est une partie intégrale de sa mission et de sa vie; il tourne à travers le monde et collecte des fonds pour faire vivre son association. Il travaille aussi activement à promouvoir son groupe Zaama Nooma afin qu'ils puissent également vivre de leur art. C'est une des raisons pour lesquelles Boubacar Kafando aime se produire à Londres, qu'il considère être une ville multiculturelle, très ouverte à la culture africaine et à sa musique.


Pour ma part, j'ai adoré voir Boubacar Kafando et Zaama Nooma Live. Leur énergie, la fusion de rock et la rythmique traditionnelle de la Kora et autres instruments traditionnels, leurs états d'esprit, en font un groupe totalement à part et unique.

Je vous encourage vivement à les découvrir et à assister à leurs prochains concerts.

Pour toutes les dates à venir, https://www.boubacarkafando.com/

Boubacar Kafando & Zaama Nooma et Caro Sika

Boubacar Kafando & Zaama Nooma et Caro Sika

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