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patrimoine culturel

ORGANISATION DU FESTIVAL INTERNATIONAL DE LA MUSIQUE DE OUAGADOUGOU (FESIMO)

16 Juin 2021 , Rédigé par www.afrocultureblog.com Publié dans #2021, #musique, #afroculture, #patrimoine culturel, #thomassankara, #FR, #burkina faso

Le choc des stars en 1986 au Burkina Faso

Le choc des stars en 1986 au Burkina Faso

Le président Thomas Sankara s'était passionné de musique toute sa vie. Le voici ci-dessus en 1986, au Burkina Faso, entouré de la légendaire chanteuse sud-africaine Miriam Makeba et de la chanteuse congolaise Tshala Muana à sa droite ainsi que de la chanteuse malienne Nahawa Doumbia et la chanteuse ivoirienne Nayanka Bell à sa gauche. Cette photo a été prise lors du concert des musiciennes africaines appellé 'choc des Stars'.

Mais Thomas Sankara avait des projets a bien plus grande envergure. Avec Moustapha Thombiano, le fondateur de la 1ère radio libre sur le continent et décédé l'an dernier, ils avaient pour objectif de fonder le FESIMO, l'organisation du Festival International de la musique de Ouagadougou. Cet évènement devait réunir les grands groupes et artistes musiciens de la planète. Dans le spot qui avait déjà été conçu et diffusé, on avait qualifié ce rendez-vous d'audace du siècle, d'un 'Woodstock Africain' pour égayer une jeunesse désemparée.

Nous souhaitons à cette nouvelle génération de reprendre le flambeau.

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Du soleil couchant aux Champs Elysées!

1 Juin 2021 , Rédigé par Caro Sika Publié dans #patrimoine culturel, #carosika, #afroculture, #2021, #FR, #champselysées

Photo crédit: Pascal Blondé

Photo crédit: Pascal Blondé

Cette semaine, dans la rubrique 'Patrimoine Culturel', nous vous invitons à explorer avec nous les origines africaines des Champs Elysées de par des faits anthropologiques et culturels.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, vous avez probablement tous entendu parler de Stonehenge, une des structures mégalithiques les plus célèbres au monde, située en Angleterre. Elle date du IIIème millénaire avant J.C et pour ceux qui aiment l’anthropologie, elle nous renseigne sur l’ancestralité africaine des peuples 'européens'. Je choisis de mettre l’Europe entre guillemets dans ce contexte puisqu'elle est née d'une volonté politique et non d'une séparation continentale puisque, strictement parlant, le territoire qu'on appelle Europe n'est pas un continent au sens propre puisqu'il partage la même surface émergée du globe que l'Asie (souvent référé à mineur) sans frontières naturelles terrestres, telles la mer ou l’océan. Le continent africain est également le continent le plus proche du territoire européen ce qui, bien naturellement, nous renseigne sur les échanges culturels de ces peuples depuis la génèse des temps. À cet effet, une des plus belles découvertes est le site archéologique de Nabta Playa, en Egypte du sud, à environ 1000km de Khartoum, Soudan. Nabta Playa date du 9ème millénaire avant notre ère et on y a découvert les premiers alignements mégalithiques témoignant de la connaissance astronomique des sociétés africaines de l’époque, précédant de 6000 ans Stonehenge ou des sites semblables en Bretagne par exemple. Les mégalithes étaient majoritairement des arrangements funéraires qui renvoient à la continuité et l’éternité et qui nous rendent une belle image de la conception africaine de l’au-delà. Mais de manière plus évidente, c'est la preuve incontestable que ce savoir-faire et la croyance qui l'accompagne ont voyagé et inspiré d'autres civilisations au cours des siècles et millénaires.

Le site de Nabta Playa, Egypte Antique

Le site de Nabta Playa, Egypte Antique

Qu'en est-il des Champs Elysées et quels liens avec l' Afrique?
Quand bien même, l’histoire des mégalithes est fascinante, l’origine des Champs Élysées est époustouflante quant à l’humanité de l’Afrique Antique.

Il fut un temps, à l'époque des premières dynasties égyptiennes où un dicton nous affirme que 'l'habitant de l'Europe était un des fils de Ménès'. Ménès est une appellation grecque pour le 1er pharaon de la période Thinite qui est identifié au pharaon Narmer, le premier à unifier la Haute et Basse Egypte. À cette époque, les pharaons égyptiens exerçaient un pouvoir politique sur une vaste zone géographique et les guerriers des régions administrées allaient combattre pour les dynasties égyptiennes. Ces guerriers, tués au service de l'Egypte et devenus héros sur le champ de bataille, étaient incinérés ou préparés, puis confiés à des fonctionnaires spéciaux, grands maîtres des cérémonies funèbres qui les rapatriaient sur leur terre natale. Les mânes des héros naviguaient alors sur l'océan, « vers les portes du soleil » (soleil couchant) conduites par voie maritime par un haut-fonctionnaire et convoyeur des cendres à leurs demeures finales. En Egypte, ces demeures se nommaient Champs d'Alou. Ils étaient nommés après la plante qui couvrait ces champs, traduit Ely en grec et qui avec le suffixe Sium a donné le nom d'Elysium, d'où Champs Elysées en français. Les champs Elyséens de l'Atlantique, nés du retour des cendres de ceux devenus héros, étaient donc des lieux de sépulture ou actuels cimetières.

Selon  Ch. Hirmenech, dans son essai historique sur les Champs Elysées de l’Antiquité, le haut fonctionnaire qui ramenait les cendres sur les terres natales a des similitudes intéressantes avec Ulysse, (Odusseus) de la mythologie grecque et de son Odyssée à l'image du retour maritime d'après-guerre. Elle suggère également que ce haut fonctionnaire correspondrait au Dis Pater des Celtes Gaulois en opposition au Dispater romain,  qui signifiait ‘Père’ et qui témoignait de leur reconnaissance envers celui qui ramenait pieusement les restes mortels de leurs enfants. Selon Jules César, les Celtes Gaulois se réclamaient d'ailleurs 'd'être issus de Dis Pater' et de la tradition qu'ils disaient tenir des druides de mesurer le temps, non par le nombre des jours mais par celui des nuits à l'instar des peuples africains.
Les cendres de ses héros naviguaient donc vers les villes portuaires telles Lixus (dans l’actuel Maroc), Cadix (en Espagne), la Lusitanie (actuel Portugal), la Bretagne, et aussi l'Irlande et régions voisines (Stonehenge prend alors tout son sens). Pour accéder à l'intérieur des terres et y transporter les cendres, des villes portuaires étaient assignées dans chaque zone pour en assurer le transport terrestre, telle la ville de Lisbonne anciennement Olissipo qui, d'après la tradition populaire, aurait été fondée par Ulysse, ou la ville d’Aiguës-Mortes en France par exemple:

« Aiguës-Mortes, avant l'ère chrétienne, se trouvait sur le bord de la mer, c'est connu ; donc Mortes n'a pas la signification qu'on lui attribue, puisqu'à cet endroit les eaux n'étaient pas mortes ou dormantes dans l'antiquité. D'autre part, le mot Aiguës n'est pas d'origine latine, mais bien d'origine grecque et celtique, dont au contraire s'est formé le latin. Le mot Mortes étant sans application dans le sens que l'on sait, je lui restitue sa véritable signification, en traduisant Aigues-Mortes par eaux des morts ou eaux mortuaires ». CH. Hirmenech, Essai historique sur les Champs Elysées de l'Antiquité

Ce concept de ‘Champs Elysées’ perdurera dans la Grèce Antique mais elle n’en est pas à l’origine. Les Champs Elysées deviendront dans la mythologie grecque le lieu doux et agréable réservé aux héros ainsi qu’aux âmes vertueuses.
Qu'en est-il des Champs Elysées actuels?
Pour ce qui est des Champs Elysées que l’on connait, c’était à la base une zone marécageuse, qui nous rappelle la présence du fleuve ‘Seine’ qui se jette dans la Manche à proximité et nous renvoit aux champs d'Alou du Nil en Egypte Antique. C’est, tout d’abord, Marie de Médicis qui décidera de l’aménager pour prolonger ‘le jardin des tuileries’. Au cours des siècles, l’avenue se verra progressivement évoluée, réaménagée jusqu’à ce qu’elle devienne une des plus illustres attractions touristiques parisiennes. C’est intéressant d’observer que le 15 décembre 1840, le retour des cendres de Napoléon 1er s’effectuera par l’avenue des Champs Elysées, sur un char funèbre, vers les Invalides pour son inhumation devant 100 000 spectateurs. C’était en effet sa volonté d’être inhumé sur les bords de la Seine.

"Je désire que mes cendres reposent sur les bords de la Seine, au milieu de ce peuple français que j'ai tant aimé". Napoléon Bonaparte, Testament de l'Empereur, 16 avril 1821
La pensée africaine de l'au-delà
L’ Afrique, berceau de l’humanité, et sa pensée philosophique a encore beaucoup à nous apprendre et nous avons énormément à nous réapproprier. Le sacré de la vie au cœur des civilisations africaines antiques est remarquable et la notion du repos éternel de l’âme est remplie de dignité et d’émotion. Penser que de hauts fonctionnaires exerçaient la fonction de ramener ceux tombés sur le champ de bataille sur leur terre natale, près de leur famille, nous remplit d’humilité car le voyage n'est pas ce que l'on conçoit de nos jours. La durée du voyage se chiffrait en années et non en semaine et le coût était colossal. Il n'en reste pas moins que le repos de l'âme était crucial et sacré, quitte à traverser le globe. Chez la plupart des africains, cette pratique perdure jusqu’à maintenant et les corps des âmes transposés ou leurs cendres sont souvent rapatriés dans leur pays d’origine pour y regagner leur demeure familiale car comme le dirait le poète et conteur sénégalais Birago Diop « les morts ne sont pas morts ». Les anciens du monde visible et invisible ont toujours leur place parmi nous.

« Dans le lit et sur les rives du Fleuve,
Des Souffles qui se meuvent
Dans le Rocher qui geint et dans l’Herbe qui pleure.
Des Souffles qui demeurent
Dans l’Ombre qui s’éclaire et s’épaissit,
Dans l’Arbre qui frémit, dans le Bois qui gémit
Et dans l’Eau qui coule et dans l’Eau qui dort,
Des Souffles plus forts qui ont pris
Le Souffle des Morts qui ne sont pas morts,
Des Morts qui ne sont pas partis,
Des Morts qui ne sont plus sous la Terre. »

Extrait du Souffle des ancêtres de Birago Diop
Du soleil couchant aux Champs Elysées!
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Mamadou Diabaté, balafoniste burkinabé

29 Mai 2021 , Rédigé par www.afrocultureblog.com Publié dans #mamadoudiabaté, #afroculture, #carosika, #2021, #FR, #musique, #patrimoine culturel, #burkinafaso

Mamadou Diabaté, balafoniste burkinabé

Mamadou Diabate, né en 1973 au Burkina Faso, est le descendant d'une famille de musiciens Sambla. À l'âge de huit ans, il commence sa formation auprès de balafonistes connus de peuples voisins et remportera son premier prix en 1988 dans le groupe de son père. Depuis ses débuts, Mamadou Diabaté a publié 13 CDs avec ses propres compositions et 2 autres avec de la musique authentique des peuples Sambla et Tusia (tous deux en première mondiale). En 2016, il est fait chevalier de l'ordre national du Burkina Faso et reçoit en 2019, le prix du «Meilleur artiste international» du Burkina Faso.

Mamadou commence sa carrière dès son plus jeune âge, à cinq ans lorsqu'il reçoit des leçons de musique de son père, Penegue Diabate. Son père était un joueur de balafon célèbre, bien au-delà des frontières de la culture Sambla. Mamadou Diabaté persévère dans l'apprentissage du balafon durant son adolescence et remporte le premier prix de la Semaine nationale de la culture (SNC) au Burkina Faso dans le groupe de son père. En 1998, il remporte également le premier prix de la Semaine nationale de la culture (SNC) au Burkina Faso mais cette fois-ci, avec son propre groupe Landaya.

En 2000, il s'installe à Vienne, en Autriche, où il vit jusqu'à maintenant, et fonde en 2006 le groupe "Percussion Mania" avec lequel il tourne et joue à l'international.

En 2011, il remporte le World Music Award autrichien avec son groupe "Percussion Mania" et en 2012, le Grand Prix du "Triangle du Balafon" à Sikasso au Mali. Pour son jeu de balafon, il reçoit également le «Prix Alkaly Camara de la virtuosité».

Dans le cadre de sa vie personnelle, Mamadou Diabaté estime qu'il est important de pouvoir contribuer à l'essor de son pays natal le Burkina Faso et il y a construit une école primaire où les enfants pauvres reçoivent un enseignement gratuit.

Pour en découvrir plus sur l'histoire du Balafon et de la culture Sambla, ainsi que sur le parcours de Mamadou Diabaté, cliquez sur l'interview ci-dessous réalisée au Jazz Café, à Londres, lors de son dernier passage.

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Takine Camara, la reine du Bazin

9 Mai 2021 , Rédigé par www.afrocultureblog.com Publié dans #beautécharismatik, #takinecamara, #fashion, #mode, #patrimoine culturel, #carosika, #afroculture, #2021, #FR, #mali

Photo source: Web

Photo source: Web

Takine Camara est une entrepreneure malienne talentueuse et ambitieuse. Elle est créatrice et fondatrice de la marque de mode 'Beauté Charismatik'.

Alors que sa passion pour la mode remonte à sa tendre enfance, Takine Camara la matérialise adulte par le lancement de sa marque 'Beauté Charismatik'. Afin de faire écho à ses origines maliennes et pour se distinguer de la tendance de la mode africaine associée, très et trop souvent, au wax, elle décide de se spécialiser dans la confection de tenues en bazin, une étoffe synonyme de luxe et de richesse portée, notamment en Afrique de l'Ouest, lors des festivités. Le bazin devient donc la signature de marque de Beauté Charismatik, qui confectionne des tenues à la fois modernes et traditionnelles.

Depuis, sa marque fait l'unanimité en Afrique de l'Ouest et dans la diaspora et s'associe au luxe et au prestige. De par ce fait, Takine Camara est conviée à participer à de nombreux évènements de renom tels Miss Mali ou Miss Afrique de l'Ouest où les prétendantes aux titres défilent portant des créations de Beauté Charismatik. Takine Camara a également eu l'opportunité de collaborer avec la marque WATI B pour la Nuit du Mali en habillant son directeur artistique, ainsi que l'artiste Cheick Tidiane Seck. Plus récemment, ce sera l'artiste Mokobe, qui parrainera le premier Fashion Show de Takine Camara au Sénégal ou la grande Diva Internationale Oumou Sangaré qui sera habillée par Beauté Charismatik pour son premier concert à Dubaï.

Bref, 'the sky is the limit' pour cette créatrice et entrepreneure africaine qui n'hésite pas à voyager, à s'inspirer de cultures et expressions artistiques aux quatre coins du monde et à y travailler.

Découvrez-là ci-dessous dans un de ses interviews en compagnie du présentateur et entrepreneur Mohamadou Deme sur KWABO TV.

La créatrice Takine Camara s'entretient avec l'entrepreneur et présentateur Mohamadou Deme.

Nous sommes bien évidemment fan de la marque. C'est pourquoi notre médiatrice culturelle, Caro Sika, a eu l'honneur de porter deux robes de la collection Reine d'Afrique de Beauté Charismatik,
lors de la dernière édition d'Africa Fashion Week à Londres.
 
Takine Camara, la reine du BazinTakine Camara, la reine du Bazin
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Serge Aimé Coulibaly, un artiste burkinabé engagé

3 Mai 2021 , Rédigé par www.afrocultureblog.com Publié dans #serge aimé coulibaly, #artiste, #danse, #afroculture, #carosika, #2021, #patrimoine culturel, #FR, #burkinafaso

Photo Credit: Lydia Nesvadba

Photo Credit: Lydia Nesvadba

Serge Aimé Coulibaly est né à Bobo Dioulasso le 12 mars 1972. Depuis 2002, il travaille en Europe et dans le monde entier par le biais de la compagnie de danse Faso Danse Théâtre, dont il est le fondateur et directeur artistique . Il fondera également ANKATA, un laboratoire de recherche, création et production des arts de la scène situé à Bobo Dioulasso.

Serge Aimé Coulibaly fait ses débuts au sein de la compagnie Feeren au Burkina Faso, sous la direction d'Amadou Bourou, en tant que comédien, danseur et musicien. Cette première expérience lui permettra de partir en tournée en Afrique et en Europe. En 1998, il est choisi pour chorégraphier le spectacle d’ouverture de la Coupe d'Afrique des Nations, et en 1999 celle de l'ouverture du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO).

Depuis la création de sa compagnie Faso Danse en 2002, Serge Aimé travaille sur des thèmes complexes et tente de donner une véritable impulsion positive aux jeunes générations Son africanité est la source de son inspiration et avec son art, il veut créer une danse contemporaine puissante qui part du sentiment mais qui porte aussi réflexion et espoir. La puissance de son expressivité rend son travail universel et compréhensible sur tous les continents. Les pièces en date, produites sur différentes scènes européennes et africaines (festivals), en commençant par la plus récente sont Kirina (2018), Kalakuta Republik (2016), Nuit Blanche à Ouagadougou (2014), Fadjiri (2013), Khokuma 7° Sud (2011), Babemba (2008), Solitude d'un Homme Intègre (2007), A Benguer (2006), Minimini (2002).

Cliquez ci-dessous pour l'interview complet de Serge Aimé Coulibaly sur son parcours et son engagement politique lors de la 100ème représentation de sa pièce Kalakuta Republik, au Barbican Center, à Londres.

Serge Aimé Coulibaly s'entretient avec notre médiatrice culturelle Caro Sika lors de son passage à Londres.

Serge Aimé Coulibaly s'entretient avec notre médiatrice culturelle Caro Sika lors de son passage à Londres.

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Awilo Longomba, un artiste qui fédère

30 Avril 2021 , Rédigé par www.afrocultureblog.com Publié dans #awilo longomba, #artiste, #musique, #afroculture, #2021, #patrimoine culturel, #FR, #rdc

Photo Source: Web

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Awilo Longomba est un artiste chanteur et musicien congolais. Il est célèbre autant sur le continent que dans la diaspora et il se produit fréquemment sur la scène internationale. Depuis plus de deux décennies, Awilo Longomba est dans le top 3 des musiciens de la RDC et son style musical a transcendé le soukous, incorporant également l'afro pop et l'afro beat. Sa polyvalence musicale entraîne de nombreux featuring et collaborations avec d'autre artistes africains tels la diva nigériane Yemi Alade avec "Rihanna", « Zoungou remix » avec le guinéen Bebeto, "Enemy Solo" avec les P-Square.
Né le 6 mai 1962 en République démocratique du Congo, il héritera du talent musical de son père, le chanteur Vicky Longomba du Tout Puissant OK Jazz. Avant de commencer une carrière solo, Awilo sera batteur, notamment du groupe Viva La Musica et Loketo entre 1980 et 1994. En 1995, il abandonne la batterie pour le chant, et enregistre Moto Pamba, son premier disque sous son nom. Avec son deuxième album Coupé Bibamba en 1998, sa notoriété s'étend d'Afrique en Europe en passant par l'Amérique. Coupé Bibamba en featuring avec la chanteuse de Kassav Jocelyne Béroard, l'animateur Tutu Kaludji et Alain Mpéla de Wenge BCBG, deviendra son album phare et connaitra un énorme succès, suivi de Kafou Kafou en 2000 — qui gagne un prix au Kora Awards en 2001 (le 3ème en date ayant déjà reçu des awards en 1996 et 1997 pour ses albums précédents). En 2003, il sort Mondongo et en 2008 l'album Super Man, qui reçoit le Best Soukous Entertainer Award en 2009.
En 2016, après un long séjour dans son Kinshasa natal, Awilo sort « Kolo kwanga » où il célèbre la chikwange (manioc), un met congolais apprécié de tous. Dans le clip de cette chanson, il se fait entourer de plusieurs chroniqueurs musicaux de Kinshasa et du célèbre comédien kinois Fiston Saï Saï. 
Awilo Longomba est parmi les rares musiciens congolais à se produire chaque fois en Afrique Occidentale dans des pays comme le Nigeria, le Burkina Faso, le Cap-Vert et autres. C'est un artiste qui fédère et qui attire tout type de public.
Voir ci-dessous Awilo Longomba lors de ses retrouvailles avec la directrice artistique Chantal Loial au Richmix, à Londres.
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Michel Pinheiro, de Cotonou à Cuba

18 Avril 2021 , Rédigé par www.afrocultureblog.com Publié dans #artiste, #musique, #2021, #carosika, #michelpinheiro, #africansalsaorchestra, #afroculture, #focusafrica, #patrimoine culturel, #FR, #benin

Photo Credit: Web

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Michel Pinheiro, né Cosme Michel Odjougbele Pinheiro, est un compositeur, arrangeur et musicien de salsa d'origine béninoise. Né le 25 septembre à Pobè, dans le Sud du Bénin, Il fait ses débuts au sein d'une chorale de jeunes de sa paroisse et s'initie à la guitare à l'âge de 17 ans.

C’est au prestigieux lycée Behanzin de Porto Novo que sa carrière prend un tournant décisif quand il a l’opportunité de se rendre en Côte d’Ivoire, la plaque tournante de la musique en Afrique de l’Ouest. Il y rencontre le doyen Mamadou Doumbia auprès duquel il perfectionnera son apprentissage et s'initiera au trombone, qui deviendra plus tard son instrument de prédilection.

Sa collaboration avec Mamadou Doumbia porte ses fruits. Michel Pineihro accompagnera quelques années plus tard de grandes stars ivoiriennes comme Nayanka Bell ou Gadji Celi. En 1996, son chemin croise, cette fois-ci, celui d’un jeune reggaeman : Tiken Jah Fakoly. Michel Pinheiro lui suggère alors d’introduire des cuivres dans ses compositions. Une proposition qu’accepte Tiken Jah Fakoly. Michel Pinheiro devient donc le chef d’orchestre des « Djelys », le groupe qui l'accompagnera lors de ses tournées jusqu'en 2012.

Mais le tromboniste est avant tout un salsero. Faire de la salsa équivaut pour lui à se rapproprier une musique née sur le continent, dont la rythmique est inspirée des rythmes vaudou du Bénin.

Le premier album solo de Michel Pinheiro sort en 1999 et s'intitule Espoir. Suivront Agoh (2006), Bénin (2009), ainsi qu'un album hommage à son père spirituel Mamadou Doumbia en 2010.

En 2014, il monte le groupe African Salsa Orchestra avec lequel il continue à se produire sur des scènes internationales. Ils produiront ensemble un album du même nom. Michel Pineihro fait revivre au Bénin et sur le continent la musique de sa jeunesse et de ses aieux.

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Richard Bona, quand le talent s'allie à l'excellence

20 Mars 2021 , Rédigé par www.afrocultureblog.com Publié dans #afroculture, #richard bona, #artiste, #carosika, #musique, #patrimoine culturel, #FR, #cameroun

Richard Bona, quand le talent s'allie à l'excellence
Dans cette édition de la rubrique 'Patrimoine Culturel', un coup de coeur pour Richard Bona, artiste et musicien accompli.

Bona Pinder Yayumaytalolo, alias Richard Bona, est né en 1967 de parents musiciens à Minta, au Cameroun. Il se fait d’abord connaître en tant que bassiste avant de mener une carrière de chanteur auteur-compositeur-interprète par laquelle il fait rayonner sa langue maternelle le douala et son héritage culturel.

Après avoir émigré en Allemagne à 22 ans, il emménage en France afin de suivre des études de musique. Il joue alors dans divers clubs de jazz aux côtés de Jacques Higelin, Didier Lockwood, Manu Dibango ou encore Salif keita.

N'ayant pas obtenu la possibilité de résider en France, il part à la découverte de New-York et choisi de s'y installer en 1995. Il y rencontre le claviériste de Weather Report Joe Zawinul et accèdent à la scène internationale en jouant avec des artistes mondialement réputés tels qu'Herbie Hancock, Chick Corea ou Harry Connick Jr.

Richard Bona sort son premier album solo, Scenes from my life, en 1999, accueillant entre autres en studio le saxophoniste Michael Brecker et le pianiste Jean-Michel Pilc. Les albums Reverence et Munia : suivront en 2001 et 2003, et en 2004 il est récompensé aux Victoires du Jazz. Un an plus tard, sort l’opus Tiki où il invite John Legend, Susheela Raman et le chanteur brésilien Djavan. Cet album se verra nommé aux Grammy Awards. L’album Bona Makes You Sweat et The Ten Shades of Blues sortent en 2008 et 2009 et en 2012, Richard Bona reçoit le Grand prix Jazz de la Sacem. Son album Bonafied est édité en mai 2013 par un label d Universal Music Group


Depuis 2014, Richard Bona travaille avec Quincy Jones et produira d'autres albums dont Heritage en 2016 et Bondeko en 2017. Il apparaitra d'ailleurs dans le documentaire retraçant les 70 ans de carrière de Quincy Jones produit par Netflix en 2017. Richard Bona est également entrepreneur et notamment le propriétaire du club Bonafide à Manhattan et le Nubia en région parisienne.

Cliquez ci-dessous pour visionner son interview avec notre médiatrice culturelle Caro Sika au Jazz Café à Londres.

Richard Bona interviewé par notre médiatrice culturelle Caro Sika

Richard Bona interviewé par notre médiatrice culturelle Caro Sika

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Une reine africaine des temps modernes

12 Mars 2021 , Rédigé par www.afrocultureblog.com Publié dans #patrimoine culturel, #2021, #histoire, #FR, #queendiambi, #carosika, #afroculture, #rdc

Cette semaine, dans la rubrique 'Patrimoine Culturel', découvrez la Reine Diambi Kabatusuila Muata Tshiyoyo de la République démocratique du Congo.

Une reine africaine des temps modernes
Reine Diambi Kabatusuila a été couronnée 'souverain traditionnel' du peuple Bena Tshiyamba du Bakwa Indu de la région centrale du Kasaï, qui fait partie de l’ancien Empire Luba en République démocratique du Congo, le 31 août 2016.
 
Le 3 mars 2019, la reine a été couronnée à Salvador de Bahia, reine mère du peuple bantou du Brésil, diaspora africaine historique où elle a reçu le titre de Grande Mãe do Povo Bantu Bazileiro par le Parlement brésilien en mars 2019.

La reine Diambi est notamment titulaire d’un doctorat en administration publique, d’un doctorat Honoris Causa de philosophie en sciences humaines, d’un poste de professeur en droit international et de l’ordre et d’une maîtrise en psychologie appliquée.

Queen Diambi oeuvre notamment pour la renaissance culturelle de l'Afrique.

Cliquez pour visionner son interview avec notre médiatrice culturelle Caro Sika à Africa Fashion Week London.

Retrouvez également Queen Diambi en images pour le plaisir des enfants. Le cahier d'activité ci-dessous a été conçu par Black History Activity Books.

(Ce livre n'est disponible qu'en version anglaise).

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