Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
afrocultureblog.com
Articles récents

The massacre of Thiaroye in Senegal by the French Army

21 Janvier 2023 , Rédigé par www.afrocultureblog.com Publié dans #senegal, #2022, #africa, #ENG, #blackhistory

Source: Internet

Source: Internet

African soldiers, who fought for France during the Second World War, were killed by the French army on 1st December 1944, in Thiaroye, Senegal.  France owed money to African soldiers who fought for them during the Second World War, called "Tirailleurs", meaning riflemen. Several thousand of them were imprisoned by the Nazis on French soil, in the occupied zone, in prison camps called "frontstalags". Some of them managed to escape and joined the 'Resistance' but most remained in captivity for four years.

Source: wikimedia commons

Source: wikimedia commons

At the end of the war, camps were liberated and African soldiers wanted to go home. On 5th November 1944, more than 1,600 embarked on a British ship, the "Circassia" in Morlaix, Brittany, heading for Senegal. They will be demobilized there, in Thiaroye camp, before returning to their homes. A quarter of the money owed to African soldiers should have been paid on boarding and the rest on arrival but it never happened and the soldiers refused to leave the camp until the French army settled their debts. It came to an end with their brutal massacre, when the French army decided to kill all the African soldiers in the camp, on 1st December 1944, as they continued standing their ground.

Since, many historians have looked into it and questioned reports of the massacre. The late illustrious filmmaker "Ousmane Sembene" produced a film in 1988 called "Camp de Thiaroyedocumenting the events leading up to the Thiaroye massacre, as well as the massacre itself. See the trailer below.

More recently, one of the most renowned French actor, Omar Sy, who came to fame with the French movie "the Untouchables" in 2011, has once again paired up with French film director, Mathieu Vadepied, to release the movie "Tirailleurs", named "Father and Soldier" in English. Omar Sy's father is Senegalese. Continue reading on, to watch the trailer.

 

This movie resonates with the movie documenting the plea of Algerian soldiers to receive adequate compensation and soldiers pensions for their time serving the French Army during the second world war, up to this date. See trailer below.

Lire la suite

La coiffure traditionnelle rwandaise Amasunzu

8 Janvier 2023 , Rédigé par www.afrocultureblog.com Publié dans #2022, #FR, #afrique

Source: Internet

Source: Internet

La coiffure traditionnelle Amasunzu est de loin l’une des plus créatives de tous les temps. Encore porté aujourd’hui, elle était et est toujours un symbole de fierté au Rwanda. La coiffure Amasunzu représentait différents rôles et étapes dans la vie des femmes et des hommes. Lorsque les guerriers portaient le style, il symbolisait la force et la bravoure. Porté par les femmes, il marquait généralement l’état matrimonial et la virginité. La jeune femme portait l'amasunzu avant son mariage. Après le mariage, certaines femmes laissaient pousser leurs cheveux librement.

Réalisé grâce à un rituel minutieux qui consistait à couper les cheveux sur les côtés, puis à les laisser pousser vers le milieu, l’amasunzu était définitivement un travail d’amour. Les enfants attendaient avec impatience d’être assez vieux pour se lancer dans la coiffure, et les villages organisaient même des concours sur les meilleurs modèles. Aujourd’hui, faire pousser ses cheveux dans un style amasunzu est un geste de fierté, et pour les jeunes hommes qui le font, c’est une forme de réalisation de soi.

La coiffure traditionnelle rwandaise Amasunzu
La coiffure traditionnelle rwandaise Amasunzu
La coiffure traditionnelle rwandaise Amasunzu
Lire la suite

Ginga, l’essence africaine du football brésilien

4 Janvier 2023 , Rédigé par www.afrocultureblog.com Publié dans #2022, #sport, #bresil

Le Roi Pelé utilisant son héritage afro-brésilien, Ginga, dans sa pratique du football

Le Roi Pelé utilisant son héritage afro-brésilien, Ginga, dans sa pratique du football

Le football est l’âme du Brésil depuis des décennies. Chaque citoyen a au moins pratiqué ce sport une fois dans sa vie. Le Brésil a rejoint l'univers du football au cours du 19ème siècle et depuis lors a façonné un style de football unique appelé Ginga. Le mot signifie littéralement «balancement», représentant les mouvements des joueurs. Le Ginga est dérivé de l'art martial appelé Capoeira. Cet art martial est une technique ancienne originaire de l'Angola transmise par les Africains emmenés de force par les portugais, au Brésil, comme esclaves. La capoeira comprend des compétences telles que les coups de pied, les coups de tête, la tromperie et l’évasion. Les mouvements sont généralement alignés sur les battements de tambour et sont exécutés pendant les rituels. L’art martial s’est répandu et est maintenant pratiqué dans le monde entier, parfois exécuté comme un jeu de combat ou de danse.

Capoeristes - Source: Internet

Capoeristes - Source: Internet

La deuxième partie du Ginga implique les principes de la danse Samba. La Samba est une danse solo qui est principalement exécutée debout avec un mouvement de jambe qui implique la flexion des genoux. Les pieds bougent très légèrement et lorsqu’un ballon est ajouté à l’équation, le résultat est l’équivalent d’un dribble.

Danseuse de Samba - Source: Internet

Danseuse de Samba - Source: Internet

La combinaison de ces deux styles forts et polyvalents de la culture brésilienne a donné naissance aux mouvements vifs d’esprit et rapides du Ginga. En football, le style se concentre sur un jeu axé sur l’attaque. C'est un style vénéré au Brésil mais ça n'a pas toujours été le cas. Les entraîneurs des équipes nationales dans les années 50 refusaient l'emploi de ce style et c'est notamment l'illustre joueur Pelé (né Edson Arantes do Nascimento), tout récemment décédé le 29 décembre 2022 à l'âge de 82 ans qui a redonné ces lettres de noblesse à cette technique en gagnant notamment sa première coupe du monde en 1958 à tout juste 16 ans, ayant intégré l'équipe nationale. Certains mouvements courants de Ginga comprennent la jonglerie, le dribble et le contrôle du ballon avec toutes les parties du pied. Il utilise également des passes uniques où la balle est passée en utilisant les cuisses ou le dos. Le style manipule le ballon avec agilité et grâce. 

Victoire du Brésil de la Coupe du Monde 1958

Victoire du Brésil de la Coupe du Monde 1958

Lire la suite

Afruika Bantu Saturday School KWANZAA

14 Décembre 2022 , Rédigé par www.afrocultureblog.com Publié dans #2022, #kwanzaa, #UK, #afroculturekidz, #ENG

Afruika Bantu Saturday School KWANZAA

Join Afruika Bantu Saturday School on Wednesday 28th December 2022 to celebrate Kwanzaa in style

SAVE THE DATE

Afruika Bantu Saturday School Community Kwanzaa

UJIMA
Collective Work and
Responsibility


KWANZAA is an Afrikan Family Cultural Celebrations - especially
for the children.  Based around 7 life-saving principles.

PROGRAM

Libation

Cultural performances

Dynamic youth and child participation and performances

Drumming workshops for children

Afrikan market - education and Cultural stalls.

Food and refreshments.

  Come early to avoid disappointment.
Wednesday 28th December 2022
4pm to 8pm
ST MARTIN'S COMMUNITY CENTRE
Abbots Park, Upper Tulse Hill, SW2 3QB


Recommended donations on entry  - £5
under 20 FREE
Info / stalls : 07903 012 757 Email:
Abssgb17@gmail.com

Afruika Bantu Saturday School KWANZAA

Click below for more info on Afruika Bantu Saturday School

Lire la suite

Sarraounia Mangou, la Black Panther Africaine

14 Décembre 2022 , Rédigé par www.afrocultureblog.com Publié dans #histoire, #2022, #afrique, #livre, #FR

Sarraounia Mangou, la Reine Panthère

Sarraounia Mangou, la Reine Panthère

À la fin des années 1800, la mission française Voulet-Chanoine ou mission centrafricaine-Tchad, dirigée par les capitaines Paul Voulet et Julien Chanoine, fut envoyée en Afrique par le gouvernement Français pour conquérir les territoires situés entre le fleuve Niger et le lac Tchad et unifier tous les territoires Français d’Afrique de l’Ouest. L’histoire nous enseigne qu’après avoir quitté le Soudan en janvier 1899, la mission devint sanguinaire et soumit le peuple nigérien à toutes sortes de traitements inhumains.

La missions était imparable jusqu’à ce qu’ils rencontrent Sarraounia Mangou.

Sarraounia (un titre indiquant un chef féminin ou une lignée de dirigeantes) était la reine des Azna, un sous-groupe des Haoussas, qui régna au sein de la République du Niger, à la fin du 19ème siècle. Née avec des yeux jaunes, comme ceux d’une panthère, elle devint reine à l’âge de 20 ans, après la mort de son père et tout naturellement, la panthère devint, elle-aussi, le symbole de l’Azna.

Réputée posséder des pouvoirs supernaturels, Sarraounia avait, avant l’invasion française, mené des guerres au nom de son peuple. Elle chassa d’abord les Touaregs, qui tentaient souvent de piller son village, puis les Peuls, qui voulaient convertir les Azna à l’islam. Comme elle gagna souvent la paix avec les deux tribus, elle demanda leur aide pour combattre l'ennemi commun, le Français, mais ils refusèrent. Elle mobilisa ensuite son personnel et ses ressources pour affronter les forces françaises de la mission Voulet-Chanoine, qui lancèrent une attaque féroce contre la forteresse de la ville de Lougou en 1899.

Connue sous le nom de la bataille de Lougou, la mission Voulet-Chanoine rencontra une force impressionnante et perdit plusieurs hommes au combat. Sarraounia et son peuple attaquaient également le camp des français tous les soirs, apparaissant dans la brousse presque impénétrable et disparaissant aussitôt après les raids. Alors que beaucoup commençaient à parler des prouesses magiques de la reine, de nombreux membres de l’armée française désertèrent le camp. La plupart d’entre eux étaient des Africains qui avaient été forcés de rejoindre les rangs de l'armée francaise. Les attaques finalement prirent fin après trois mois et les commandants de l’expédition Voulet et Chanoine furent assassinés par leurs propres soldats pour leur refus d’obéir aux ordres de la France et pour toutes les atrocités commises. Cependant, beaucoup attribuèrent leur mort aux prouesses magiques de Sarraounia.

L'écrivain Abdoulaye Mamani, s'appuyant sur les mythes oraux de la région de Lougou au Niger, a réécrit l'histoire de la reine Sarraounia. Son roman Sarraounia, le drame de la reine magicienne, publiée en 1980, a valeur d'authentification historique, alors même que cette figure de reine guerrière était peu connue voire ignorée des historiens.  Voir l'édition paperback ci-dessous

Vous pouvez également découvrir Sarraounia en version cinématographique dans le film du réalisateur Med Hondo, de 1986. Voir la bande-annonce ci-dessous.

Lire la suite

London Migration Film Festival: Crossing Voices with Intro

28 Novembre 2022 , Rédigé par www.afrocultureblog.com Publié dans #2022, #cinema, #africa, #festival, #UK, #ENG

Using rare cinematic, photographic and sound archives, Crossing Voices recounts the exemplary adventure of Somankidi Coura, an agricultural cooperative created in Mali in 1977 by western African immigrant workers living in workers’ residences in France.
 

The story of this improbable, utopic return to the homeland follows a winding path that travels through ecological challenges, neo-colonialism, and conflicts on the African continent from the 1970s to the present day.

Watch it at Genesis Cinema on Wednesday 30th November 2022 from 8.50pm.

Join the discussion with director Raphaël Grisey on Wednesday 30/11 from 8pm (free), followed by the screening of CROSSING VOICES at 8.50pm.

Lire la suite

John Henry Clavell Smythe, from RAF War Hero to Solicitor General of the Republic of Sierra Leone

17 Octobre 2022 , Rédigé par www.afrocultureblog.com Publié dans #sierra leone, #blackhistory, #ENG

John Henry Clavell Smythe, from RAF War Hero to Solicitor General of the Republic of Sierra Leone
John Henry Clavell Smythe (1915-1996) is a descendant of The Sierra Leone Creole people, also called Krios, who were freed African American, West Indian and Liberated African slaves who settled in the Western Area of Sierra Leone between 1787 and about 1885.
 
Smythe  was born in Freetown and served in the Sierra Leone Defence Corps. Following the declaration of war in 1939, he volunteered for the British Royal Air Force (RAF), training as a navigator officer.
 
A year later he became navigator of a bomber squadron before being promoted to flying officer.
 
Smythe served on 27 bomber missions for the RAF in Germany and Italy. In 1943 he was taken prisoner after being shot down by enemy fighters. He spent 18 months in a German prisoner of war camp until the camp was liberated by the Russians in 1945.
 

At the end of the war, Smythe helped organise the return of West Indian RAF men from leave on the Empire Windrush. He later became a practising barrister, married his Grenadian sweetheart, Violet Wells Bain and moved back to Freetown where he had an illustrious career and was appointed as Solicitor General of the newly independent nation of the Republic of Sierra Leone in 1961.

 
In 1993, when he retired from public service in Sierra Leone, he moved with his family to Britain, where he died in Thame, Oxfordshire on 9th July 1996 and was buried in St. Mary’s Church Cemetery. He was survived by his wife and his five children.
 
Lire la suite

L'héroïne nationale jamaïcaine Queen Nanny

13 Octobre 2022 , Rédigé par www.afrocultureblog.com Publié dans #queennanny, #ghana, #africa, #jamaica, #blackhistory, #blacklegacy, #ENG

Queen Nanny Photo credit: The Black Kings & Queens Project

Queen Nanny Photo credit: The Black Kings & Queens Project

Nanny, connue sous le nom de Queen Nanny était une dirigeante marron et une femme Obeah en Jamaïque à la fin du 17ème et au début du 18ème siècle. Les Marrons étaient des africains, forcés à travailler comme esclaves dans les Amériques, qui s'étaient échappés et qui ont formé des colonies indépendantes, s'organisant politiquement entre eux. Nanny était, elle-même, une africaine forcée à travailler comme esclave mais qui s' était évadée. Il a été largement admis que Nanny était originaire de la tribu Ashanti de l’actuel Ghana. Nanny et ses quatre frères (qui sont tous devenus des dirigeants marrons) apres avoir tous été vendus en esclavage, se sont échappés de leurs plantations vers les montagnes et les jungles qui constituent encore une grande partie de la Jamaïque. Nanny et un de ses frères, Quao, ont fondé un village dans les Blue Mountains, du côté Est (ou Windward) de la Jamaïque, qui est devenu connu sous le nom de Nanny Town.

Nanny a été décrite comme une pratiquante d’Obeah, un terme utilisé dans les Caraïbes pour décrire la magie populaire et la religion basée sur les influences ouest-africaines. Nanny Town, placée comme elle l’était dans les montagnes, loin des colonies européennes, était difficile à attaquer et a prospéré. Nanny a limité ses attaques contre les plantations et les colonies européennes et a préféré cultiver et commercer pacifiquement avec ses voisins. Elle a cependant fait de nombreux raids réussis pour libérer les esclaves détenus dans les plantations et il a été largement admis que ses efforts ont contribué à l’évasion de près de 1 000 esclaves au cours de sa vie.

De son vivant, Nanny Town et les Windward Maroons ont prospéré et se sont multipliés, ce qui était un véritable embarassement pour l’administration coloniale britannique, menacée par les succès des Marrons. Les propriétaires de plantations qui perdaient des esclaves, du matériel et des récoltes brûlés par les marrons exigèrent que les autorités coloniales agissent. Des milices, composées de l’armée régulière britannique et de mercenaires, parcourèrent les jungles jamaïcaines. Le capitaine William Cuffee, connu sous le nom de capitaine Sambo, aurait tué Nanny en 1733 lors de l’une des nombreuses batailles. Après la mort de Nanny, de nombreux Marrons Windward traversèrent l’île pour se rendre du côté occidental (Leeward) de la Jamaïque, peu habité. Nanny Town fut finalement capturée par les Britanniques et détruite en 1734. La guerre, elle-même, dura de 1720 jusqu’à ce qu’une trêve soit déclarée en 1739 ; Cudjoe, l’un des frères de Nanny et un leader pendant la guerre des Marrons, fut la force motrice derrière le traité.

La vie et les réalisations de Nanny ont été reconnues par le gouvernement de la Jamaïque et elle a été honorée en tant qu'héroïne nationale et a reçu le titre de « Right Excellent ». Actuellement, il y a sept héros nationaux reconnus et Nanny est la seule femme. Un portrait moderne de Nanny, basé sur sa description, apparaît sur le billet jamaïcain de 500 dollars en circulation en Jamaïque (voir dans la gallerie d'images ci-dessous).

Source : https://www.blackpast.org/

L'héroïne nationale jamaïcaine Queen Nanny
L'héroïne nationale jamaïcaine Queen Nanny
Lire la suite

Painting Our Past: The African Diaspora in England

10 Octobre 2022 , Rédigé par www.afrocultureblog.com Publié dans #blackhistory, #UK, #ENG

The Africa Centrein partnership with * English Heritage, is inviting you to a free event on Saturday 15th October from 12 to 6pm in their recently opened new home where you will be able to watch 'Painting our Past' exhibition in their gallery and hear the artists talk.

The address is 66 Great Suffolk St, London SE1 0BL (Nearest underground - Southwark).

Painting Our Past: The African Diaspora in England

* English Heritage has commissioned a series of portraits depicting six historic figures from the African diaspora whose stories have contributed to England’s rich history. Each artist has been supported by their curators and historians to creatively portray their subject. Learn more about the commissioned artists and their subjects in the video below.

Lire la suite

Le film "The Woman King" inspiré par les Ahosis du Dahomey

9 Octobre 2022 , Rédigé par www.afrocultureblog.com Publié dans #cinema, #histoire, #benin, #afrique, #FR

Le film "The Woman King" retrace l'histoire extraordinaire des Ahosis, une unité de guerrières qui protégèrent le royaume du Dahomey au XIXème siècle en Afrique de l'Ouest. Leurs aptitudes et leur fureur n'ont jamais trouvé d'égal.

Les Amazones du Royaume du Dahomey

Les Amazones du Royaume du Dahomey

Les Ahosis, ou Minos étaient un régiment militaire de femmes du peuple Fon. Elles constituaient l'armée du royaume du Dahomey, l'actuel Bénin. Ahosi veut dire en langue Fon épouse du roi, et Minos nos mères. Celles que les européens appelaient amazones étaient formées à combattre et à tuer. C'était des combattantes sans pitié.

L’ascension du royaume du Dahomey

Jusqu’à ces dernières décennies, la grande majorité des représentations de la culture populaire de l’Afrique ont caractérisé le continent comme un milieu agraire non civilisé avant l’arrivée d’Européens comme l’explorateur portugais Henri le Navigateur au 15ème siècle. Au contraire, de puissantes civilisations anciennes ont prospéré sur tout le continent, y compris la terre préhistorique de Pount et les royaumes d’Axoum et de Nubie dans le nord-est de l’Afrique; les empires ouest-africains des Ashanti, du Mali et des Songhaï; et le Royaume du Zimbabwe.

En Afrique de l’Ouest, le Dahomey s’est taillé un héritage d’une puissance indélébile. Le royaume a établi un gouvernement bien organisé dans lequel le roi était considéré comme semi-divin et avait un contrôle absolu sur les affaires économiques, politiques et sociales. Il était soutenu par un conseil de fonctionnaires choisis dans la classe des roturiers en raison de leur allégeance au roi et de leur engagement envers le développement de la nation.

Origines des guerrières du Dahomey

Un récit de leurs origines soutient qu’elles étaient des chasseuses d’éléphants qui servaient sous le roi Houegbadja, le troisième roi du Dahomey, d’environ 1645 à 1685. Connu sous le nom de Gbeto en langue Fon, elles « chassaient toutes sortes de gibier, y compris les éléphants, les animaux les plus précieux et les plus difficiles à tuer ». Les Gbeto sont alors intégrés dans l’armée de femmes soldats. Elles portaient des chemisiers et des shorts marrons et bleus jusqu’aux genoux.

Ces combattantes étaient également connues sous d’autres noms dans les langues Fon, y compris Agojie, Agoji, Mino ou Minon. Mais l’histoire d’origine dominante des guerrières du Dahomey est que le groupe a été formé à la demande de la reine Hangbe, fille de Houegbadja, qui a accédé au pouvoir après la mort de son frère jumeau Akaba dans des circonstances mystérieuses au début des années 1700. Le fait que Hangbe ait amassé un escadron de femmes prêtes à mourir pour la protéger et protéger leur royaume était un exploit impressionnant dans la société profondément patriarcale du Dahomey. Ces combattantes n’étaient pas des concubines ou des servantes obligées de s’en remettre aux caprices de n’importe quel homme. Elles étaient réputées pour leur zèle et leur férocité. Les plus redoutables étaient armés de fusils. Il y avait aussi des chasseuses et des espionnes. Elles s'entrainaient régulièrement pour être physiquement et mentalement aptes au combat. Elles chantaient : « Les hommes, les hommes restent ! Que les hommes restent ! Puissent-ils cultiver du maïs et faire pousser des palmiers... Nous allons à la guerre. » Lorsqu’elles n’étaient pas au combat, elles gardaient les palais royaux d’Abomey et cultivaient des fruits et des légumes. ElIes pouvaient aussi prendre des captifs à vendre comme esclaves.

Inspiré de faits réels, The Woman King suit le destin épique de la Générale Nanisca, qui entraîne une nouvelle génération de recrues et les prépare à la bataille contre un ennemi déterminé à détruire leur mode de vie, voir la bande annonce du film ci-dessous.

 

Source: National Geographic

Lire la suite
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>